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Prochains livres à lire

Dans l'absolu, préférer les livres en VO, au moins quand la VO est en Français ou en Anglais, et peut être aussi en Espagnol ;-).

Poul Anderson

  • Tau Zero

Clifford Ashley

John Brown

  • The Headless Horseman of Sleepy Hollow

Miguel de Cervantes

  • Don Quijote

Antoine Chainas

Wade Davis

  • The Serpent and The Rainbow
  • Passage of Darkness

Philip K. Dick

  • A Scanner Darkly
  • Do androids dream of electric sheeps?

John Fuller

Larry Kusche

Peter Laurie

Miran Lipovača

Brian Lumley

Robert Matheson

  • I Am Legend

T. Reed, A. Das

Derek Riggs

Peter Singer

  • Practical Ethics 2nd Ed. (1993; il y a une 3ème édition, mais la seconde semble préférable)

Robert C. Seacord

Robert Silverbeg

  • The World inside

Neal Stephenson

From UGR

From szuckerm@etu.utc.fr Wed May 17 18:16:37 2006
Path: utc.fr!vega.utc.fr!szuckerm
From: =?ISO-8859-1?Q?St=E9phane_Zuckerman?= <szuckerm@etu.utc.fr>
Newsgroups: utc.geek.rumeurs
Subject: Re: Code Da Vinci : le film
Date: Wed, 17 May 2006 18:14:26 +0200
Organization: UTC - Universite de Technologie de Compiegne - France
Lines: 144
Message-ID: <Pine.OSF.4.64.0605171751080.100574@vega.utc.fr>
References: <e4fa8m$ifd$1@utcnews.utc.fr> <Pine.OSF.4.64.0605171625530.395530@vega.utc.fr>
 <e4fd65$jhj$6@utcnews.utc.fr> <Pine.OSF.4.64.0605171702220.395530@vega.utc.fr>
 <e4fem8$kep$4@utcnews.utc.fr> <Pine.OSF.4.64.0605171725190.395530@vega.utc.fr>
 <e4ffe0$kr9$3@utcnews.utc.fr> <Pine.OSF.4.64.0605171729440.395530@vega.utc.fr>
 <slrn4e6mgtm.3juf.olmehani@vega.utc.fr> <e4fgk7$lkk$1@utcnews.utc.fr>
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NNTP-Posting-Date: Wed, 17 May 2006 16:14:26 +0000 (UTC)
X-X-Sender: szuckerm@vega.utc.fr
In-Reply-To: <e4fgk7$lkk$1@utcnews.utc.fr>
Xref: utc.fr utc.geek.rumeurs:72932

On Wed, 17 May 2006, Christophe Fillot wrote:

> shtrom [fortfarande i Sverige] wrote:
>
>>
>> Bien qu'empiriquement je sois d'accord avec toi, je trouve que tu
>> généralise un peu vite. Les films tirés de bouqins sont en général
>> décevants, mais pas tous. Affirmer comme tu le fais que le simple fait
>> d'y penser est déjà la création d'une merde est un peu bliturique.
>> Regarde Fight Club, tiré d'une nouvelle (que je n'ai pas encore lue), il
>> est quand même très bon ce film, avec certaines choses qui n'ont
>> pas pu être traitées identiquement dans le livre.
>>
>> Après, si le film est juste fait pour les gens qui ont la flemme de lire
>> le livre, i.e. recopié à la ligne près, effectivement, je vois pas
>> l'intérêt, ceci peut être étendu en "les gens qui ont la flemme de lire
>> des livres", auquel cas tu rajoutes une bonnasse, tu coupe la fin, tu
>> mets des bagnoles en feu, et tu fais un blockbuster.
>>
>> MAIS, ce n'est pas parce qu'un film est une adapation d'un livre qu'il
>> est forcément mauvais (il se peut même (bien que je n'aie pas d'exemple
>> sous la main) qu'un livre médiocre donne une adaptation de qualité
>> (intrinsèque, pas par rapport au bouqin)), même si c'est souvent le cas.
>>
>
> Comme adaptation complètement naze d'un livre, je pense particulièrement
> à Dune. Le film est médiocre à un point difficilement concevable.


Tu n'y connais rien. :-)

Sinon euh, comme « bonne » adaptation d'un bouquin devenu film, on peut 
citer « Starship Troopers », non ?

Et euh, Sailor & Lula (de Lynch aussi, tiens) est une transformation 
totale de l'histoire originale (relativement banale en fait, niveau 
roman), qui est bien meilleure qu'icelle.

« Blade Runner », inspirée à la base par « Do androids dream of electric 
sheeps ? » (de Philip K. Dick) n'a plus grand chose à voir avec la 
nouvelle originale, et pourtant c'est un putain de film. Pire : il est à 
l'origine de tout un tas de bouquins qui se sont directement inspirés de 
l'ambiance et des décors.

Pour Fafi, je fais une rapide bibliographie cyberpunk :

Les précurseurs :
----------------

* P.K. Dick (mais bon, c'est particulier et c'est pas vraiment du 
cyberpunk).

* Bruce Sterling, qui écrivait des romans de SF y'a bien longtemps, a 
vachement tripé sur le concept d'Internet même quand ça s'appelait encore 
ArpaNet à l'époque, et propose certains de ses romans gratuitement en 
ligne.

Le « créateur » :
-----------------

William Gibson, qui a écrit une sorte de trilogie :

- Neuromancer (Neuromancien), premier bouquin à introduire explicitement 
le concept de cyberspace, et hop, un prix Hugo 1985 ;

- Count Zero (Comte Zero) ;

- Mona Lisa overdrive (Mona Lisa s'éclate), à lire après avoir lu ces 
deux-là ;

Il y a aussi un recueil de nouvelles (Gravé sur Chrome), qui précèdent les 
romans de Gibson.

L'écriture est nerveuse, dense, les romans petits en nombre de page, mais 
pas forcément super digestes (faut être un minimum technophile pour 
apprécier je pense).

Ses romans ont conduit à l'adaptation en jeu de rôle : « Cyberpunk »

Thème : dans un futur proche (vingt à cinquante ans en avant, un 
siècle tout au plus), l'information fait tout. On y accède à travers un 
ensemble d'expériences de réalité virtuelle. Les prothèses pour membres 
déficients sont courantes, celles pour améliorer le corps humain aussi. Et 
les pirates informatiques sont bien entendu une plaie pour les 
méga-corporations qui ont supplanté les états. Chaque corpo a sa propre 
milice, cherche à extrader les scientifiques des autres corpos (qui donc 
préfèrent parfois tuer lesdits scientifiques plutôt que les laisser au 
main de l'enn^Wla concurrence...). L'avenir est sombre, et si le « héros » 
le sauve, c'est vraiment par chance, parce tout ce qu'il cherchait à 
faire, c'était sauver sa peau.

La relève :
-----------

Neal Stephenson. Lorsque « Snow Crash » (Le samourai virtuel) sort, W. 
Gibson déclare « j'ai vu le futur du cyberpunk, et il s'appelle Neal 
Stephenson ». Rien que ça.

Au point que les bouquins qui suivent ne sont plus du tout dans la même 
veine que ceux qui l'ont rendu célèbre. Moins de technologie 
ultra-avancée, un côté plus terre à terre ... Stephenson a fait des études 
où l'informatique était clairement mise en pratique, et ça se ressent dans 
sa façon de décrire tous les joujoux technologiques (même s'il y a 
toujours des trucs impensables et impossibles pour le moment, bien sûr).

Ici le futur est bien plus proche, bien plus palpable, et comme il est 
moins exagéré, il est un peu moins sombre (pas tant que ça non plus, faut 
pas déconner).

Le bouquin suivant, « Diamond Age » (L'âge de diamant), lui donne un prix 
Nébula et un prix Hugo. Le futur est ici plus lointain, et personnellement 
j'ai moins aimé, mais il faut que je le relise.

Et puis dernier bouquin, mais un putain de chef d'oeuvre à mon sens :
« Cryptonomicon » (idem en français, mais édité en poche en trois 
volumes).

Ici le futur est extrêmement proche : pas plus de 10 ans en avant (le 
roman est publié en 1999). En fait on pourrait même dire qu'il s'agit d'un 
présent légèrement modifié. C'est le roman de cyberpunk ultime, d'un 
certain point de vue : tout est plausible, ou presque. Les experts peuvent 
se rhabiller.

Entre deux digressions sur ce qu'est l'arithmétique modulaire (montrée 
grâce à un vélo), comment rapidement décrypter un message chiffré (grâce à 
la fréquence des caractères, etc.), on assiste à un énorme roman 
mélangeant histoire de la 2nde guerre mondiale (à travers un Marine façon 
Rambo - le premier, pas les suites pourries - et un mathématicien ayant 
pour pote un certain Alan Turing) et thriller contemporain, où un 
informaticien se retrouve embarqué malgré lui dans une gallère pas 
possible. Je suis actuellement en train de le relire. C'est bon. C'est 
très bon.

On peut aussi citer d'autres auteurs, tels Stephen Baxter, qui font un 
boulot plutôt bon (je crois qu'il est derrière « Mozart en verres miroir 
», à vérifier).

Voilà.

-- 
"Je deteste les ordinateurs : ils font toujours ce que je dis, jamais ce
que je veux !"
"The obvious mathematical breakthrough would be development of an easy
way to factor large prime numbers." (Bill Gates, The Road Ahead)
divers/lecturesalirecommeilfaitjv.txt · Dernière modification: 2014/05/13 02:52 par oliviermehani