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Début février ne semblait a priori pas être une bonne période pour rechercher un logement. L'année universitaire commençant en mars, et Sydney Uni étant à deux pas, il y avait de quoi avoir peur qu'une foule d'étudiants soit à la recherche de logements, saturant le marché. Fort heureusement, il semble qu'ils ne s'y prennent pas aussi tôt !
La recherche de logements en Australie, ou au moins sur Sydney, n'a que peu de points d'entrée. Ainsi, RealEstate et Domain regroupent le gros des annonces d'agences pour l'achat et la location de maisons et d'appartements.
Une fois un peu d'écrêmage fait, il reste une petite demi douzaine de maisons à visiter. Rien de bien surprenant ici : la plupart des annonces donnent une date et heure de visite à laquelle un des agents sera là pour ouvrir et laisser les visiteurs... visiter. Il est cependant toujours possible, même si pas toujours accepté, de contacter l'agence pour convenir d'une visite spécifique. Ça peut être efficace pour le cas de propriétés pour lesquelles la date de visite n'est pas encore connue et coiffer au poteaux les autres locataires sur le marché.
Effectivement, de visite en visite, on retrouve souvent les même personnes à la recherche de leur prochaine maison. Il faut avouer que l'offre, pour une même gamme de prix et des caractéristiques similaires est plus que diverse et variée. Ainsi, il est plus que courant de découvrir des “vices cachés”, comme d'horribles moquettes, des planchers étrangement souples ou, et c'est courant, des toilettes à l'extérieur. Les affrontements pour les quelques logements corrects sont donc rudes.
Bien que courtois et bien souvent contre des gens sympathiques, quelques techniques existent, en plus d'avoir un dossier en béton, pour avoir un avantage dans ces affrontements et la sélection finale. La plus classique est le dépôt d'une semaine de loyer pour que l'agent n'organise pas d'autres visites. Le dépôt comptera comme la première semaine de loyer, ou sera remboursé si les dépositaires n'ont pas été sélectionnés. Il constitue aussi une assurance pour l'agence qui conserve le dépôt si les dépositaires changent d'avis. Une autre méthode moins règlementaire consite à faire monter les enchères, en mentionnant dans le dossier qu'on est prêt à payer un loyer plus élevé que ce qui est demandé par le propriétaire.
Parfois, il arrive cependant de trouver une perle : fraîchement repeinte, pas de moquette, seulement une chambre mais personne d'autre pour la visiter ! L'accord a donc été vite trouvé.
On en vient donc à signer le bail, et a noter quelques différences. Les baux sont décomposés en deux périodes, d'abord un fixed term, en général de 1, 3, 6 ou 12 mois, durant laquelle c'est au locataire de trouver un remplaçant si il veut partir. Une fois cette période finie, le locataire ou le propriétaire peuvent terminer le contrat à l'envi. Un autre détail intéressant est que le loyer n'est plus fixe, et peut augmenter. Pour éviter ces conditions qui peuvent être désavantageuses, il est possible de signer un nouveau contrat à terme fixe. Bien sûr, diverses périodes de préavis sont applicables, entre deux semaines et un mois, pour tout changement.
Parmis les autres particularités, l'assurance est contractée par le propriétaire, et non le locataire, et il n'est pas interdit de sous-louer, même si il est clairement stipulé que c'est toujours le locataire initial qui est responsable. Enfin, il peut être intéressant de jeter un œil au guide du locataire mis en place par l'Office of Fair Trading des Nouvelles Galles du Sud. C'est aussi ce même département qui conserve les dépôts de garantie (1 mois de loyer).
Et la carte globale a été mise à jour.