]> March 2008 Archives | Arounna Beeh, Down Undah

March 2008 Archives

Quelle heure est-il ?

Eh bien non, les New South Wales n'ont pas encore changé d'horaire (sinon j'aurais passé mon dimanche une heure en avance...). Il se trouve que, pour une obscure raison, les daylight savings finissent une semaine plus tard qu'en temps normal, c.-à-d. la semaine prochaine. Il y a donc, pendant une semaine, 9h de décalage avec l'heure française, avant que le changement soit effectif, et que le décalage ne soit réduit à 8h.

Et autant les changements entre heure d'été et heure d'hiver me semblent (au moins un peu) sensés en France, je ne comprends pas bien leur intérêt ici. Il commence déjà, en effet, à faire salement nuit vers 19h30, donc il commencera à faire nuit vers 18h30 après le changement... Le but semble donc être de récupérer une heures de jour le matin, mais il fait déjà jour quand je me lève. Non, je ne comprends pas...

(Sinon, hier, je suis allé chez Olivier pour cette jam session qu'on avait prévue vendredi soir. C'était sympa, et surtout instructif, pour moi, du point de vue de la "théorie" de la musique.)


Mon Mar 31 01:41:28 CEST 2008 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

L'épique chevauchée connue sous le nom de "La quête des chevilles"

Oui, désolé pour le titre, je suis d'humeur joviale. J'ai en effet enfin pu construire le bureau dont j'avais récupéré les planches le week-end dernier, et pour lequel il me manquait des chevilles (dowel) afin de tout faire tenir. Et je suis en train de m'en servir présentement, et ça fait un poste de travail nettement plus confortable !

Je parle de quête à juste titre, puisqu'il m'a fallu chercher un magasin de bricolage aux quatres coins de Sydney (j'exagère à peine), pour ne trouver que des portes fermées (encore !) ou des rayons clous et vis sans la moindre trace de chevilles. J'ai finalement eu recours à la méthode de la vieille école, qui a consisté àdemander à Jamie (le néo zélandais qui vit aussi à la maison, ou au moins qui y dors (: ) le nom de quelques gros hardware stores, et aller consulter leur site web afin d'en connaître la localisation du plus proche... Au final, il se trouve que Bunnings a un magasin à Ashfield (on note au passage que Google Maps reconnait le croisement de deux rues comme une adresse valide, ça me semble nouveau) et, miracle, est ouvert jusqu'à 21h. Enfourchant mon fidèle (et rouillé) destrier en revenant du labo, je me suis donc rendu là bas pour enfin arriver à mettre la main sur 90 beaux centimètres de chevilles et un maillet.

Je me suis par ailleurs rendu compte, en repartant, qu'il est souvent plus simple de pédaler quand on a enlevé l'antivol...

De retour de cette victorieuse aventure, j'allais de ce pas monter le bureau avant de me rendre chez Olivier pour une jam session (lui au piano, moi à la basse), mais le destin en a décidé autrement. Avril m'a en effet informé que Carcus était parti au Lewisham pour les Bombshells, un spectacle de strip-teaseuses que j'avais loupé le mois dernier. C'était pas mal, et je me suis d'ailleurs rendu compte que c'était quand même balot d'avoir été à Pigalle pendant plus d'un an sans aller à ce genre de spectacle au moins une fois (on se rappèlera que la plus proche tentative, avec Julien, nous avait allégé de 10€ pour une boisson coupée à l'eau...).

Une chose en entrainant une autre, l'habituel concert du vendredi a commencé par un groupe de métal progressif nommé Taliesin qui était particulièrement bon et à scellé le sort de la soirée.


Sat Mar 29 07:02:48 CET 2008 | Catégories : Maison | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

Rodrigo y Gabriela

Il y a quelques temps, Stéphane avait entendu parler de ce duo de guitaristes, Rodrigo y Gabriela, et avait relayé l'information jusqu'à moi (entre autres). N'ayant que rarement moyen d'accéder à ce genre de contenu dans un format propriétaire que je ne citerai pas, j'avais remis à plus tard la consultation du site et surtout de ses vidéos.

Le week-end dernier, avant de partir pour le Royal Easter Show, ayant à la fois un poil de temps à meubler, et accès à la machine de mes colocs, j'ai pu combler cette lacune. Et ce que j'ai vu m'a plu (surtout le cover d'Orion de Metallica). En y repensant, je me suis soudain dit que j'avais lu leur nom récemment dans le Drum Media.

Et là, je profite de l'occasion pour digresser sur le Drum. Il s'agit d'un journal hebdomadaire, paraissant le mercredi, qui recense tous les évenements intéressants (concerts, soirées, sorties cinémas, etc.). C'est d'ailleurs dans celui de cette semaine que j'ai appris que Céline Dion donne un concert à l'Acer Arena, ce week-end. Avis aux intéressés (;

Bref, je me suis donc rappelé avoir rapidement lu un truc à leur sujet dans le Drum récemment. Il était fort probable que ça ait été au sujet d'un futur. Très proche, puisque c'était trois jous après (aujourd'hui, donc) au Enmore Theatre. Je me suis donc précipité sur mon site "favori" de vente en ligne de billets pour ce genre d'évènements. Malheureusement, c'était pour constater que toutes les places étaient vendues (ce qui, soi dit en passant, est relativement attendu trois jours avant un concert...).

Je ne me suis cependant pas laissé abattre et, au sortir du Nicta aujourd'hui, je me suis dirigé vers Enmore Road, dans l'espoir de croiser un quidam n'ayant que faire d'une place en trop pour ce concert. Quidam que j'ai trouvé juste à l'entrée, et qui m'a joyeusement revendu 50$ un billet qu'il avait payé une dizaine de bucks de plus.

Mais le mieux, finalement, est que j'ai pu effectivement assister à ce concert. La première partie était sympa, avec une guitare et un violon pour accompagner du chant vaguement pop et pas désagréable. Je n'ai malheureusement pas retenu le nom de ce duo au timing parfait (début à 20h, fin à 20h30, à la minute près).

Vers 21h, Rodrigo et Gabriela sont entrés sur scène, pour nous jouer de leur deux guitares, Gabriela s'aquittant avec brio des percussions en maltraitant la caisse de raisonnace de son instrument. Le style de musique est résolument manouche, avec des sons de guitare type Gipsy Kings, joué très vite, avec de nombreuses notes cachées partout. Mais là où la classe intervient, c'est dans leurs inspirations. Outre l'attendue influence hispanique (ils sont méxicains), ils ont aussi une grosse dose de métalleux (en eux et, incidemment, dans le public, à en juger par les t-shirts éparpillés ça et là), avec une préférence notable pour Metallica. Ceci dit, leur grande force est de ne pas faire une reprise bête et méchante, mais plutôt d'intégrer des parties connues et aimées de ces chansons (quoiqu'ils n'aient pas repris la partie d'Orion qui est, selon moi, la meilleure) dans leurs propres compositions. Ajouté à ça un réelle interaction avec le public (histoire d'avoir un peu plus de percus et parfois même du chant), ça donne un spectale d'une heure et demie que je ne regrette vraiment pas.

Si l'occasion se présente d'aller les voir, ou au moins d'écouter un de leurs albums, il ne faudra donc pas avoir d'hésitation !


Wed Mar 26 16:01:38 CET 2008 | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

Royal Easter Show!

Après n'avoir rigoureusement rien fait du dimanche (c'est pas mal non plus, parfois), je me suis joint à Sophie, l'amie déjà mentionnée d'Hamish, pour aller à l'Olympic Park pour le Royal Easter Show. Ça s'est décidé presqu'à la dernière minute (dimanche vers 23h), mais ça aurait été dommage de le louper.

Tickets de
transports de Sydney

Pour 25,5$ (au lieu de 32 parce que je suis étudiant \o/), j'ai eu un ShowLink à l'entrée, qui couvre à la fois les frais d'accès au site, ainsi que le trajet retour. En fait, le ShowLink couvre aussi le trajet aller, mais je ne l'avais pas encore (et je ne savais pas non plus que les voyages étaient compris, en fait), j'ai donc dû prendre un ticket du CityRail , à <tousse /> 7,20$, pour l'aller retour. Je profite d'ailleurs de la digression pour retomber dans une frenzy de fouillage de portefeuille et montrer quelques titres de transport. Au pluriel, car il se trouve que le sytstème n'est pas unifié, et les train utilisent des titres différents des bus (bien qu'il existe le Rail Weekly qui couvre tous les types de transports, ferries compris). On voit donc (resp.) un ticket hebdomadaire de train entre Summer Hill et le City Circle (quatre ou cinq stations que la plupart des lignes couvrent), qui me coute 28$ chaque semaine (c'est d'ailleurs agaçant, car une fois sur deux, je n'ai qu'un billet de 50$ pour payer la machine, qui ne rend qu'un maximum de 19,9$, mais bon), un Brown TravelTen qui couvre 10 voyages sur un maximum de 5 sections (bien que je n'aie pas encore compris où commençaient et s'arrêtaient ces sections) pour 24$, et le ShowLink pour l'Easter Show. Comme on peut le constater, les transports en commun de Sydney ne sont donc pas du meilleur marché. L'explication, relativement plausible, qu'on m'a donnée met en cause l'étendu du tissu urbain et la faible densité, qui oblige à avoir pas mal de longues lignes peu employées. Les trains sont en général relativement à l'heure (pour des systèmes de transport urbain, s'entend). Ça reste donc assez peu désagréable de se déplacer dans Sydney. Détail amusant, dans certains trains (mais plutôt les vieux, malheureusement), les sièges des wagons sont réversibles. On peut ainsi facilement les mettre en position assise dans un sens ou dans l'autre, ou créer de conviviaux groupes de quatres (ou six) face à face. Et, oui, les tickets de bus ainsi que le ShowLink sont du même format (et ont recours au même lecteur) que les cartes de transport rouennaises.

Update : En fait les trains qui semblent être les plus récents ont aussi des sièges dont on peut inverser le sens. Cool !

Update : J'ai même les photos !

Mais revenons aux festivités de Pâques, qu'on peut introduire en parlant de l'Easter Bilby, une tentative peu fructueuse (puisque je n'en ai entendu parler qu'à l'occasion d'une anecdotique question sur sa disparition) de remplacer le lapin de Pâques. Rappelons-le en effet, les lapins sont en Australie des animaux plutôt destructeurs et incontrôlés après leur introduction artificielle par le passé.

Le "Show" en lui même est plus une grosse fête foraine/campagnarde, qui allie attractions, stands de nourriture (dont une bonne partie est fournie on a stick) et magasins de babioles en tout genre.

Parmi les babioles inutiles que tout le monde achète, on trouve les Showbags, des sacs qui, comme l'a si bien précisé Owen (le petit ami de Sophie), sont full o'crap (pleins de merdes) : des bonbons aux goûts bizarres, divers trucs tout autant improbables que gonflables, des mugs, des beer holders (des contenants à mettre autour de la bouteille de bière afin d'en garder la fraîcheur en évitant de geler la main du consommateur), etc. J'ai résisté à la tentation de m'en procurer un, sauvant 15$ par la même occasion, mais je me surprends maintenant à le regretter.

Des fêtes de campagnes sont repris les expositions d'animaux (j'ai pu gratouiller plein de bestioles de ferme, mais rien que de très commun), des démonstrations de dressage de chiens, des concours de tondage de moutons ou de chiens de berger, un défilé de mode de canards (!), des démonstrations de trayage (si c'est le terme idoine) de vaches, etc. Encore un petit poil de patriotisme exacerbé ici, puisqu'un des animateurs a précisé this is what Australia is all about. Je suis peut être mauvaise langue, mais ça me rappelle outrageusement Les Authentiques du restaurant de l'Inria, qui le sont suffisament peu pour que la société de restauration éprouve le besoin de placarder des panneaux les identifiant comme tels.

Le tout s'est conclu par un grand spectacle motorisé (un peu trop long d'ailleurs), et un gros feu d'artifice. Feu d'artifice qui est, je l'espère, sans commune mesure avec ce que vient de se prendre sur la tête cette énaurme araignée qui se baladait nonchalament sur le tapis du salon...


Mon Mar 24 13:47:13 CET 2008 | Catégories : (avec images), (avec album photos), Sydney, Civilisation, Maison | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

One day in the life of a placid down to earth roadie

Samedi a été une journée remplie de rebondissements. Elle a commencé sur les chapeaux de roues, par un gracile déplacement vers un magasin de musiqu e, qui, pour une fois, était ouvert. J'ai donc enfin pu acheter cette GSR205 qui me faisait de l'oeil depuis quelques semaines, pour 510$, housse comprise (ce n'est malheureusement pas une flight case, mais elle est tout de même bien rembourée). Dans la foulée, Carcus m'a ressorti un combi-amplificateur/haut parleur 100W. Bon, il est en panne, donc il faut que j'y jette un oeil pour voir ce que je peux faire pour le réparer, mais c'est particulièrement classe, car il n'en a pas besoin pour l'instant, et donc si j'arrive à le réparer, j'en aurai l'usage !

Update : En fait l'ampli marche plutôt bien. Juste quelques faux contacts qui ne résisteront pas à un fer à souder.

Des sushis

Dans la foulée, j'ai fait les sushis pour lesquels j'avais acheté les ingrédients la veille, et dont le riz (750g pour une dizaine de rouleaux, d'après ma récente expérience) avait passé la nuit à tremper pour se défaire de son amidon (starge). J'avais pris un filet de saumon, une tranche de thon, et un demi filet de flake, un poisson blanc, du requin, m'a-t-on dit... Eh bien, sauf ma modestie, je dois avouer que ce sont les meilleurs sushis que j'aie faits. J'en suis d'autant plus content que j'ai fait le riz vinaigré en entier, c.-à-d. sans passer par du vinaigre en poudre, mais en faisant la vraie "sauce", et que, pour le première fois, il avait la vraie bonne consistance et était cuit correctement.

Le groupe de Carcus et de son copain Andrew, subtilement nommé "Cunt Butcher", a réussi à décrocher une date au Lewisham, et il se trouve que c'était hier.1 Je me suis donc demandé si il était possible d'entrer gratuitement dans ces conditions. Il se trouve que non (en fait si, mais on ne l'a su que plus tard), mais Carcus m'a proposé d'être le roadie, pour rentrer en avance, les aider à mettre le matériel en place, et surtout se faire tamponner pour pouvoir entrer et sortir librement (sans parler des quelques bières gratuites). Et puis c'est toujours rigolo de trimballer des amplis et des enceintes !

Durant la soirée, j'ai aussi pu recroiser Taylor, cet australien précédemment rencontré au même endroit. On a encore discuté de tout et de rien, et il faut qu'on planifie une jam session dans les jours à venir, maintenant que j'ai un instrument. C'est d'ailleurs lui qui a mentionné que j'étais such a placid down to earth mate (en gros, un mec terre à terre et facile à vivre). Ça a beau ne pas être basé sur une grosse expérience, ça reste plutôt flatteur.

Dernier point amusant, j'ai aussi revu le barman français, qui se souvenait d'ailleurs de moi. En en discutant un peu avec d'autres gens, il s'avère qu'il est plus ou moins le manager du lieu.


Sun Mar 23 13:12:01 CET 2008 | Catégories : (avec images) | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

Pâques à la maison

Pour Pâques, l'Australie a deux jours fériés : Good friday et Easter monday. Ça fait donc un beau week-end de quatre jours en perspective, avec juste ce petit inconvénient qu'est la fermeture de pas mal de magasins les deux jours sus-cités.

Je dormais tranquillement après une soirée à, et un long retour à pieds de, l'UNSW. Soirée amusante, d'ailleurs, à l'UNSW Roundhouse, une Toga Party où je me suis retrouvé un peu par hasard en suivant la musique après être sorti de cours. J'y ai d'ailleurs recroisé Thadée (en toge), un français arrivé il y a peu pour un stage au Nicta, et qui se trouve être dans le même cubicle que moi (la mafia française s'aggrandi).

Mais je digresse... Je dormais, donc, avant de me faire réveiller par Avril, me proposant d'aller faire un tour avec elle et Carcus dans le quartier chinois d'Ashfield, qui serait un des rares à avoir des magasins ouverts, histoire de faire quelques courses. Étant dans un magasin asiatique, j'en ai profité pour acheter le nécessaire pour faire des sushis.

De retour à la maison, on s'est attelé à une tâche d'envergure : depuis que je suis arrivé, la pièce du fond était juste une pièce de passage, avec pas mal de bordel, et donc difficilement utilisable autrement. On a donc commencé à tout déplacer histoirede réaménager l'espace. Ça nous a bien pris le reste de l'après midi, mais on a maintenant une pièce sympa avec une tapis et des bean bags pour s'asseoir dessus. C'est aussi, et toujours, la pièce où sont les animaux.

Parlant des animaux, je ne crois pas encore les avoir mentionnés. Il y a Jack, un galah qui s'est cassé l'aile et est en convalescence. Il semble bien m'aimer, et me grimpe volontiers sur l'épaule (Arrrr!). Il lui arrive aussi de parler, et j'espère arriver à lui faire dire Je veux une bière.. Zombie est un autre oiseau, un budgerigar à qui j'espère apprendre à dire Braaaains. Il y a aussi Timmy (Timmah!), un lézard à langue bleue qui a perdu une patte, et Tilly, une tortue d'eau (donc turtle et non tortoise).

Update : Jack est retourné, le lendemain, dans un Wildlife Park... Je ne pourrais donc plus essayer de lui apprendre à parler \:

Cette mission, outre l'intérêt de libérer une pièce de plus, m'a aussi permis de récupérer un bureau et une chaine HiFi en état de marche. De quoi meubler un peu plus ma chambre, avec des trucs utiles ! Bon, il nous reste encore à nous attaquer aux toilettes extérieures (dont est munie la plupart des maisons australiennes), qui n'ont pas servi depuis looongtemps.


Sun Mar 23 10:51:54 CET 2008 | Catégories : Maison | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

Mais en fait, les pubs... ?

... parce que je crois qu'il va m'être dur de prétendre que j'y vais tout à fait occasionellement. D'ailleurs, je me suis suggéré, et offert, un hamburger et une (bon, ok, deux) bière(s, donc) au Lansdowne ce soir, après une dure journée à procrastinertravailler. Et c'est en attendant mon repas que je me suis rendu compte que j'avais assimilé quelques pratiques locales sans pour autant les mentionner. Je corrige donc cette méprise ici.

La chose à savoir, dans un pub, c'est que, comme il nous l'est rappelé partout en France, le service est au bar. Il faut le savoir, car il n'y a que rarement de petits panneaux le rappelant (ce qui est normal, puisque tout le monde le sait). Mais on s'y fait.

Là où ça devient beaucoup plus marrant, c'est quand on commande à manger. En effet, un repas à cette propriété intrinsèque de ne pas être prêt instantannément. Il y a donc deux écoles. La plus moderne, mais la moins répandue, au moins de mon expérience, consiste à donner au client affamé un petit boîtier, fonctionnant à piles, qui bipera quand le plat sera disponible. À la charge du client de venir le chercher au comptoir de la cuisine. La seconde méthode, plus old school est de donner un panneau avec le numéro de la table au client. Le panneau est habituellement un simple pied en métal d'une trentaine de centimètres, avec un numéro, généralement distribué au gré des commandes et sans lien directe avec la table physique. Un fois une table libre trouvée, il s'agit donc de poser ce panneau bien en évidence, et espérer que le serveur (ou la serveuse, d'ailleurs), pensera à venir vérifier dans ce petit coin derrière ce mur, et caché par ce groupe de gens, si le numéro du plat commandé est bien là. En général, cependant, la nourriture est encore chaude quand elle arrive.

Autre truc à savoir, les couverts, les serviettes et les sauces, comme le reste, sont en service au bar (ou au moins dans un endroit plus central que chaque table. Parlant des sauces, elles sont d'ailleurs souvent non étiquettées et dans des grosses bouteilles de couleur voulant s'approcher du contenu. Il faut donc apprendre à les décoder. Voici une petite table qui pourrait aider, au moins pour les sauces les plus courantes.

CouleurSauceCommentaire
RougeKetchupFacile, mais ils appellent ça de la tomato sauce, ce qui peut être trompeur.
OrangeSauce pimentéeElle piquotte un peu quand même. Surtout quand on s'y attend pas, en fait, et qu'on prend un peu de toutes les sauces pour goûter...
MarronBarbecue
JauneMoutardeAttention, nous parlons ici de hot english mustard, un truc vaguement moutardé, mais surtout sucré, qui n'a que peu à voir avec de la vraie moutarde de Dijon, beaucoup plus dure à trouver...

Tue Mar 18 14:18:27 CET 2008 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

Un week end à l'australienne (?)

D'après Sébastien (décidément, il est souvent mentionné ici ; on peut relativiser en rappelant que cela fait une dizaine d'années environ qu'il est en Australie, et a déjà une solide expérience du pays), un truc que les australiens font bien, c'est prendre leur temps. Ainsi, raconte-t-il par exemple, il est habituel d'aller dans un café avec le journal du jour, et d'y passer deux bonnes heures à le compulser.

J'ai donc pris sur moi d'expérimenter cette pratique. Je me suis levé samedi matin, et voulais aller faire des courses, mais j'ai fait un détour par un convenience store afin de m'y procurer le Sydney Morning Herald, dont l'édition du samedi regroupe un ensemble d'autres publications (News Review, Weekend Business, Spectrum qui recense les choses intéressantes à faire le week-end, Good Weekend qui traite les news sous un format un peu plus magazine, des encarts de pub, un journal sportif nommé Sport, Action and Attitude, MyCareer, la revue automobile Drive et le journal immobilier Domain), sous la forme d'un pavé de surface proche du A3 et de quelque chose comme deux centimètres d'épaisseur, pour 2,30$. J'ai ensuite déambulé avec mon fardeau sous le bras jusqu'au Muse Café, principalement parce qu'il avait l'air sympa de l'extérieur. Je suis donc allé m'installer dans le backyard, et ai commandé un petit déjeuner d'oeufs brouillés, avec supplément de bacon et de baked beans ainsi qu'un café, que j'ai renouvellé deux fois. Car il faut avouer que quand bien même le service n'était pas rapide (mais absolument personne ne s'en formalisait, moi y compris), il m'a fallu du temps pour arriver à bout de ne serait-ce que la partie principale du journal. Au final, je m'en suis tiré pour plus de 20$ pour deux bien agréables heures. C'est loin d'être donné, donc je n'y retournerai pas tous les samedi, mais c'est bien dommage.

Fort de ce début de journée "à l'australienne", j'ai décidé de continuer sur ma lancée. Je me suis donc sans empressement dirigé vers la maison, après avoir tout de même pensé à faire mes courses. J'ai pris mon pushie et ai remonté Parramatta Road, bien décidé à voir plus d'un magasin de musique, contrairement à la semaine précédente. J'y suis d'ailleurs arrivé, malgré l'heure tardive (vers 15h) à laquelle je me suis attelé à la tâche, et j'ai pu essayer quelques basses sympas, quand bien même elles sont au delà du budget que je m'étais fixé. Je me suis finalement plus ou moins décidé sur une, étant donné que, pour une obscure raison que je dois toujours investiguer, elle n'est vraiment pas chère. Je comptais d'ailleurs faire tout ceci aujourd'hui et, tant qu'à faire, conclure l'affaire, mais le magasin est un de ceux qui n'ouvrent pas le dimanche. Ce qui est dommage, c'est que je m'en suis souvenu devant la grille, fermée, du-dit magasin...

Mais je m'avance. De retour de cette excursion musicale, je suis arrivé à la conclusion qu'il était temps de jeter un oeil au vélo, parce que dérailler 3 ou 4 fois sur à peine un kilomètre, et faire clic clic clic le reste du temps, je ne suis pas sûr que ce soit le fonctionnement normal... J'ai donc, dans une certaine mesure, appris comment marchait un dérailleur et le système de vitesses de ce genre d'engins (c'est d'ailleurs assez ingénieux) et, dans une moindre mesure, réparé la bête. Dans une moindre mesure parce que la plus grosse vitesse de l'avant ne veut plus passer, maintenant... Bon, faudra que j'y rejette un oeil.

Toute ces activités plutôt banales m'ont donc tranquillement amené jusqu'au soir, où je me suis adonné à une autre des ces activités australiennes : aller au pub (avec les conséquences verbeuses dont certains se rappèleront (;). Encore une fois, quelques groupes de métal jouaient là bas. Ce style de musique semble définitivement plus apprécié en-bas-en-dessous qu'en France, mais ce n'est pas pour me déplaire. Je me suis aussi fait vendre par mon accent lors d'une commande, dont je retranscris l'essence ici.

Moi : A VB. Le barman, après avoir servi la bière, en me la tendant : Where are you from? Moi : France Barman : Je m'en doutais. Moi, perplexe principalement à cause du peu de mots de ma part qu'il lui a fallu pour deviner ça : Tu parles français ? Barman : Je suis français.

Il s'avère qu'il est en Australie depuis deux ans.


Sun Mar 16 10:08:21 CET 2008 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

Permis de conduire et autres cartes

Il arrive, de temps en temps dans les pubs et autres lieux d'amusement "pour les grands" que quelqu'un demande une pièce d'identité afin de vérifier l'âge. Il n'y a pas, comme en France, de pièce d'identité ubiquitaire. Bien souvent les gens présentent donc leur permis de conduire, bien que la RTA propose aussi ce qu'ils appellent une proof of age, document officiel permettant, comme son nom l'indique, de prouver son âge. Mais tout ceci est un peu éloigné de mes préoccupations, puisque n'étant pas du pays, ma seule pièce d'identité est mon passeport.

Oh, attendez... En fait non. Il est possible d'obtenir un permis australien en bonne et due forme sur présentation d'un permis français, puisque la France est dans la liste des pays dont le permis est reconnu comme compatible avec les règles en vigueur en Australie. J'ai donc saisi l'occasion d'avoir à la fois une pièce d'identité et quelquechose me permettant de louer une voiture si besoin. Petite digression sur ce point : il semble que ce soit nettement plus simple de louer une voiture avec un permis international que juste avec un permis français. Dans la mesure où les préfectures le délivrent gratuitement (m'a-t-on dit), il est bon de s'en faire établir un avant d'envisager de venir en Australie (ou ailleurs, en fait), chose que je n'ai évidemment pas faite...

Toujours est il (avec la liaison, ne serait-ce que pour amuser Esther) que j'ai donc dû passer par les quelques étapes administratives nécessaires à l'établissement de cette carte. La RTA a plusieurs bureaux, et je suis allé dans le plus proche, à Wynyard. Petite erreur dont je me suis rendu compte rétrospectivement en en discutant avec Sébastien, puisqu'ils m'ont demandé de faire traduire mon permis (et bam, 65$ et deux semaines d'attente) alors qu'un autre bureau à Bondi Junction semble un peu plus laxiste et accepte la version non traduite. Parmi les autres papiers nécessaires, il faut aussi une preuve qu'on est bien actuellement résident des Nouvelles Galles du Sud. Pour ce faire, une facture quelconque suffit, mais la banque peut aussi établir une proof of residency sur demande. Nouveau problème à ce niveau là, puisque l'adresse que j'ai donné à la banque est celle du Nicta, car c'est la seule adresse que j'avais à ce moment là, et c'est aussi la moins susceptible de changer. Mais, comme me l'a expliqué la dame à guichet, à grand renforts de mimes (je devais avoir l'air de pas comprendre ce qu'elle me disait...) il faut l'adresse de l'endroit où je dors. Le document fourni par la banque n'a donc pas suffit. Heureusement, ce genre de situation doit être assez courant, puisqu'il est possible de donner les coordonnées d'une personne ayant déjà un permis local comme référence. Sébastien a accepté de jouer ce rôle, et j'ai donc finalement eu toutes les pièces nécessaires.

Permis de conduire
australien

Une fois ces pièces (dont mon passeport que, dans un élan de bon sens, j'avais décidé d'emmener ce matin là ; je n'avais pas réalisé, avant d'y réfléchir un peu, que c'est la seule pièce d'identité valable dans un pays étranger, là où le permis, quand bien même délivré par un organe officiel de l'état français n'a que la validité de tout autre bout de papier aléatoire et rose) et références réunies, ça va très vite. Un test de vue rapidement expédié en lisant la dernière ligne de lettres sur un écran LCD au dessus de la tête de la personne au guichet. Un chèque de 106$ (pour trois ans). Quelques secondes et un sourire devant une webcam, et 5 minutes à attendre que quelqu'un appelle mon nom. (Enfin quelque chose d'approchant, il a appelé "Mr. Francis Olivier", mais c'était bien de moi qu'il s'agissait... Faut pas donner autant de noms à un gosse, après les gens sont tous perdus.) Et hop, un beau permis, qui fait d'ailleurs enrager Avril qui n'a encore qu'une provisional license, l'équivalent du "A" chez nous (en fait, il y a deux niveaux de "P", avec des limitations différentes).

Non, je n'ai rien oublié : pas de test de code ou d'examen de conduite.

Trois choses plus ou moins liées à ce sujet, d'ailleurs. Malgré le fait que les australiens, à l'image des grands bretons, conduisent à gauche, c'est pourtant toujours la priorité à droite qui est de rigueur. On peut aussi constater, directement sur le permis, un champ Donor. Il y a en effet une partie du formulaire de demande de permis qui est réservée au don d'organe, si besoin, et dont le résumé est directement présent sur la carte. Ça me semble être une bonne idée (du coup, j'ai dit que, tant qu'à faire, ils pouvaient reprendre des bouts de moi, si ça pouvait servir à d'autres). De plus, ces démarches m'ont permis de me rendre compte que, depuis notre plus jeune âge (enfin au moins depuis qu'on prend des cours d'anglais), on nous ment. J'ai toujours cru que surname signifiait "prénom" (impression confirmée avec d'autres francophones du coin). Eh bien non. Cela signifie bel et bien "nom de famille". Un rapide coup d'oeil à un passeport permettra de s'en convaincre. Il m'aura fallu 14 ans pour corriger cette erreur qui, aussi loin que je m'en souvienne, était consistante chez tous les profs d'anglais qui ont abordé le sujet.

Carte d'étudiant de
l'UNSW

Ce même jour, j'ai aussi eu mon premier cours d'Advanced Networking à l'uni, d'après la première lecture, ça a l'air prometteur. Ça m'a aussi permis d'enfin faire établir ma carte d'étudiant (avec la même efficacité que pour ma driver license), et de récupérer mon nouvel ordinateur, payé par l'UNSW, un gros Dell Latitude D530 avec un joli Core 2 Duo. Je l'ai appelé lxiv.

Je profite de cette frénésie de fouillage de portefeuille pour montrer ma carte bancaire (Ooooh), et la prendre comme excuse pour citer quelques différences notables dans le système bancaire. Tout ceci est un peu en vrac, mais c'est que je retranscris pèle mèle. Premièrement, le compte que j'ai ouvert à la Commonwealth Bank, bien que courant, est rémunéré (pas de beaucoup, ceci dit). Pourquoi avoir choisi cette banque ? Principalement parce que c'est une de celles qui ont un bureau sur le campus de l'UNSW, où j'ai dû aller au début de mon séjour pour m'acquitter de quelques tâches administratives. C'est aussi intéressant d'être à cette banque, car c'est celle qui a le plus de distributeurs de billets. J'avais déjà mentionné le cash out dans l'article sur les courses, mais son existence est soutenue par le fait que si on retire dans un ATM qui n'est pas de sa banque, il y a des frais interbancaires (de l'ordre de 1,50$), et il vaut mieux récupérer de l'argent liquide quand on peut, par exemple au supermarché. Cet état des choses semble cependant changer, puisque la NAB fait actuellement beaucoup de bruit au sujet du fait qu'ils ne font plus payer ces frais à leurs clients.

Carte bancaire

Autre chose à constater, leurs cartes bancaires, bien que permettant à la fois de retirer et de payer directement à partir du compte courant (debit card) n'ont pas de puce, juste l'antédiluvienne bande magnétique, et il faut parfois les insérer, puis les retirer du lecteur à une vitesse variable (et qui semble distribuée complètement aléatoirement selon les lecteurs) afin que la machine puisse lire l'ensemble de la bande. Autre chose notable, ces cartes ne sont ni Visa, ni Mastercard. Pas de paiement en ligne, de réservation d'hôtel ou de location de voitures avec, donc... La plupart des banques, excepté St George, ne réservent en effet cette option qu'à leur cartes de crédit, afin d'inciter les gens voulant ce service à les utiliser. Il se trouve effectivement que, d'après Sébastien, pas mal d'australiens vivent à crédit, et ont deux ou trois credit card already maxed out. Mais ce n'est pas si grave, puisqu'il ne paient que les intérêts... Hum... Ce raisonnement ne me convient que partiellement...

Nota : Cet article a été antidaté pour s'insérer correctement dans le flux des évènements.


Thu Mar 13 22:00:00 EST 2008 | Catégories : (avec images), Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

Concerts et pique-nique

Encore un week-end peinardement chargé. Après n'avoir gaillardement rien fait du vendredi soir et du début du samedi, je me suis décidé (enfin pas avant 17h), à aller faire un tour le long de Parramatta Rd, où Carcus m'avait dit que se trouvaient quelques magasins de musique, et où je comptais commencer à étudier le prix de ces guitares à quatres cordes au son plutôt grave... Malheureusement, outre le fait qu'il y ai effectivement pas mal de ces magasin, il s'avère qu'ils ferment plus tôt (vers 16h ou 17h) le samedi que les autres jours de la semaine, quand bien même certains sont aussi ouverts le dimanche.

Revenant bredouille de cette expédition, je me suis cependant vite remis de cet échec en suivant mon coloc et un de ses amis (Andrew, l'autre bassiste de leur groupe) à un concert, encore une fois de grindcore, dans un pub à côté de la gare de Newtown. Ça reste apparenté à du bruit, mais les groupes avaient un jeu de scène assez sympa pour la plupart (le chanteur de l'un d'eux a d'ailleurs passé pas mal de temps dans une mélée humaine). Une fois ce concert terminé, nous nous sommes dirigés vers le Lansdowne (dont j'ai déjà parlé au sujet de ses steaks à 5$) après avoir acheté quelques bières en chemin, histoire d'accompagner notre marche. Un autre groupe (Update : Lycanthia) jouait là bas, quelque chose s'apparentant à du "melodic doom metal", qui correspond plus à ce que j'aime en général. Ce n'était cependant pas un avis partagé, puisque Carcus et Andrew ont assez rapidement décidé de quitter les lieux. J'ai finalement, à la fin du concert, entrepris une solitaire randonnée pour rentrer à Summer Hill. Chose intéressante, puisqu'il s'avère que, modulo les hésitations, ça prend à peine une petite heure pour ralier ce quartier depuis le sud ouest du CBD et sans recourir à d'autres moyens de transports que ceux livrés en standard.

Dimanche, je me suis rendu à un pique-nique organisé sur CouchSurfing.

Avant de m'étendre sur les détails de l'évènement, il est peut être bon de rappeler le principe du CouchSurfing. Un parmi tant d'autre à l'époque du web "social", ce site offre la possibilité aux voyageurs d'être hébergés sur un canapé (ou autre) par des gens du coin. C'est assez bien fait dans la mesure où le système essaie de créer un réseau de confiance permettant de savoir au préalable chez qui on va tomber, ou qui on va héberger. Outre l'hébergement gratuit, c'est aussi (et surtout ?) l'occasion de rencontrer pleins de gens sympas. C'est comme ça que j'ai d'ailleurs pu rencontrer Marc, un New Yorkais (au nickname évocateur pour les gens qui auraient lu The House of Leaves dans la version originale) que j'ai hébergé une petite semaine à Paris, ou encore Hamish qui n'a pas pu m'héberger à mon arrivée en Australie, mais avec qui c'est toujours un plaisir de prendre une bière.

C'est d'ailleurs avec une de ses amies, Sophie que nous nous sommes rendus à ce pique-nique. Un gros rassemblement de gens qui, comme nous l'a fait remarquer l'organisateur de l'évènement, sont complètement aléatoires et différents. Beaucoup d'étrangers, dont un nombre non négligeable de français et de germaniques, et quelques australiens perdus dans la masse. Le lieu de rendez-vous était le Centennial Park, un grand espace de verdure avec tout le nécessaire pour faire des barbcues. Il s'agit en fait de grosses plaques de métal (et pas de grilles comme on en a l'habitude, ce qui fait que les saucisses sont bien grasses...) mises à disposition de qui veut. Bien pratique !

Quand le parc a fermé ses portes, vers 19h, nous sommes allés, avec quelques autres, dans un pub à proximité, avant de finalement rentrer chacun chez soi. Toutes ces aventures m'ont bien crevé, et j'ai pas demandé mon reste en arrivant chez moi (:.


Mon Mar 10 04:54:36 CET 2008 | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée

Mardi Beach Warfare, à bicyclette

Oui, je sais, le titre manque de clarté, mais je voulais éviter d'en faire un sur trois lignes, ce qui aurait par ailleurs un peu spoilé l'article... Bref un petit résumé des éléments intéressants du week-end (et un poil plus).

Jeudi, je me suis procuré un casque chez Kmart sur Broadway (un peu plus à l'ouest que ce qu'indique Google Maps). Les conseils avisés de Sébastien m'ont permis de chercher le bac de fins de séries, et de la payer une douzaine de dollars, au lieu des 30 ou 40$ affichés pour les produits encore en rayons. J'en ai profité pour aller boire quelques bières et manger un 5$ steak (en fait, ce coup ci, j'ai pris un hamburger, mais dans les deux cas, j'en ai eu largement pour mon argent) avec Thomas, un français en working holiday ici, au Lansdowne Hotel. Toujours est-il que j'ai donc pu tenter de rentrer chez moi en pushie vendredi soir. Deux choses à constater sur ce point : 1) heureusement que j'avais une carte, car sinon je pense que je serais à Adelaide à l'heure qu'il est 2) je sais maintenant pourquoi Summer Hill s'appelle Summer Hill. En fait, les abords de Sydney sont très valonnés.

Update : un plan de ce trajet a été reproduit dans Google Maps.

À mon arrivée, je n'ai pas vraiment eu le temps de me reposer, puisque nous sommes partis manger au Lewisham hotel avant de nous diriger vers Maggotsville, un entrepôt situé à Marrickville, pour assister à un concert de Insect Warfare, un groupe de Grindcore (c'est vraiment pas mon genre de musique en temps normal, mais je dois avouer qu'en concert, c'est sympa de temps en temps). La chose intéressante, c'est que, comme mentionné plus haut, il s'agissait effactivement d'un entrepôt, avec une toute petite scène montée plus ou moins à l'arrache, pas de service de sécurité, et les consos étaient en BYO. Après mention du fait auprès de gens un peu plus habitués à l'Australie, il semblerait néanmoins que ce lieu de réponde pas aux critères de sécurité légaux. Un concert sympa, et j'ai eu l'occasion de dire des bêtises avec des gens locaux. C'était rigolo.

Samedi, après m'être fait honteusement recapturer devant Fight Club (qui, contrairement à ce qu'avance Pi, est tout aussi sympa, même en connaissant déjà la fin), j'ai réussi à me rendre (avec juste deux heures de retard, mais il fallait que je prenne à manger d'abord) à Coogee Beach, pour retrouver Thomas. J'ai donc enfin réussi à aller à la plage, et à voir le Pacifique (enfin je crois...) par la même occasion, même si je ne m'y suis pas baigné (ouais, il faut que je me procure une serviette de bain, moi...).

Après Coogee, on est rentrés par le même chemin (c.à-d. en Sydney Buses), mais ça a été perturbé par le Mardi Gras, la Gay Pride locale. Plein de gens dans les rues et, étonnament, j'ai eu un sentiment d'insécurité plus grand dans cette foule qu'à Maggotsville, alors que pour le coup, il y avait un service de sécurité. Je suppose que c'est en partie dû au fait que l'évènement était beaucoup plus médiatisé, et attire donc des gens qui ne viennent pas forcément avec les meilleures intentions, surtout si on considère que l'homosexualité semble encore être un thème très controversé en Australie. Dans la mesure où j'étais un poil crevé, je ne me suis pas attardé pour voir la parade.


Mon Mar 3 01:31:18 CET 2008 | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée