État de l'Internet résidentiel
Quelques jours après avoir emménagé, j'ai souscrit à un accès ADSL naked (dégroupé) chez Internode. Je profite donc de cette ligne fraîchement installée pour dresser un rapide tour d'horizon de l'offre Internet pour particuliers en Australie.
Au moins en zone urbaine, l'ADSL 2+ est largement déployé. Certains opérateurs commencent à proposer de la téléphonie sur IP, voire en font leur cœur de métier. Il n'y a cependant pas d'offre triple play et il faut passer par câble ou satellite pour avoir plus de canaux de télévision que ceux disponibles sur les ondes hertziennes. La migration vers le numérique a commencé en 2001 et sa fin est estimée à 2013.
Le marché des opérateurs Internet est relativement sain, avec un nombre suffisant d'acteurs. Concernant le haut débit, la plupart proposent de l'ADSL, mais le câble et même un opérateur (pré-)WiMAX sont présents. Pour les accès utilisant une ligne téléphonique, l'opérateur historique, Telstra, soit fourni la connection lui même (tonalité + filtre) ou laisse les autres FAIs s'en charger avec leur propres équipements (dégroupage). On a également vu se généraliser les forfaits 3G avec modems idoines récemment.
Une différence notoire est que la quantité de données transmises mensuellement (voie descendante uniquement ou cumulée, selon les abonnements) est plafonnée. Une fois la limite franchie, la connection est bridée, en général, à 64 kbps. Une des raisons entendues de manière récurrente pour expliquer cette situation est le peu de liens vers les autres pays et le fait que l'Australie, de par sa position géographique, est mal placée pour relayer du traffic pour ses pairs. Chaque octet transmis a donc un coût. Les quotas vont en général d'un gigaoctet à plus d'une centaine. La plupart des opérateurs ont aussi un “zone non mesurée” pour laquelle le traffic n'est pas compté. On y trouve souvent les propres serveurs de l'opérateur (mirroirs, groupes de discussions, etc.) ainsi qu'iView, un service de la chaîne de télévision publique ABC permettant de revoir certains de ses programmes à la demande, entre autres.
Un autre point ennuyeux à l'heure actuelle est la volonté de certain politique de faire instaurer un système de censure de sites douteux par l'ACMA. Décrié par beaucoup d'acteurs du web et critiqué comme une approche peu viable, ce projet de filtre semble cependant avoir connu des jours meilleurs.
Le choix d'une ligne dégroupée chez Internode, même si un poil plus chère que certains concurrents, a été arrêté suite aux diverses très bonnes critiques quant à leur fiabilité et leur service client. Un autre point d'intérêt est qu'ils fournissent une connectivité IPv6 native pour les clients désireux de tester. J'ai donc pu m'amuser à hacker mon modem pour bénéficier de cette fonctionalité. Le dégroupage, quant a lui, était surtout pour ne pas avoir à payer un abonnement supplémentaire pour une bonne vieille ligne téléphonique qui n'aurait jamais servi.
L'installation en elle même a rapidement permis d'expérimenter la qualité du service de l'opérateur. L'ancien locataire n'ayant pas eu de ligne téléphonique, ils était difficile de trouver le point de raccordement de notre ligne au reste du réseau dans les archives. Là où la réaction classique des opérateurs est en général de renvoyer la balle à leur aîné historique, il n'a fallu que quelques jours de plus (et 300$ d'économie) pour investiguer plus avant et trouver les informations manquantes. Le fait que la maison n'avait même plus de connection avec le câble dans la rue a aussi été facilement réglé. Un très bon choix, donc !
Wed Mar 10 13:47:58 CET 2010 | Catégories : Civilisation, Maison | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Recherche de maison et termes de locations
Début février ne semblait a priori pas être une bonne période pour rechercher un logement. L'année universitaire commençant en mars, et Sydney Uni étant à deux pas, il y avait de quoi avoir peur qu'une foule d'étudiants soit à la recherche de logements, saturant le marché. Fort heureusement, il semble qu'ils ne s'y prennent pas aussi tôt !
La recherche de logements en Australie, ou au moins sur Sydney, n'a que peu de points d'entrée. Ainsi, RealEstate et Domain regroupent le gros des annonces d'agences pour l'achat et la location de maisons et d'appartements.
Une fois un peu d'écrêmage fait, il reste une petite demi douzaine de maisons à visiter. Rien de bien surprenant ici : la plupart des annonces donnent une date et heure de visite à laquelle un des agents sera là pour ouvrir et laisser les visiteurs... visiter. Il est cependant toujours possible, même si pas toujours accepté, de contacter l'agence pour convenir d'une visite spécifique. Ça peut être efficace pour le cas de propriétés pour lesquelles la date de visite n'est pas encore connue et coiffer au poteaux les autres locataires sur le marché.
Effectivement, de visite en visite, on retrouve souvent les même personnes à la recherche de leur prochaine maison. Il faut avouer que l'offre, pour une même gamme de prix et des caractéristiques similaires est plus que diverse et variée. Ainsi, il est plus que courant de découvrir des “vices cachés”, comme d'horribles moquettes, des planchers étrangement souples ou, et c'est courant, des toilettes à l'extérieur. Les affrontements pour les quelques logements corrects sont donc rudes.
Bien que courtois et bien souvent contre des gens sympathiques, quelques techniques existent, en plus d'avoir un dossier en béton, pour avoir un avantage dans ces affrontements et la sélection finale. La plus classique est le dépôt d'une semaine de loyer pour que l'agent n'organise pas d'autres visites. Le dépôt comptera comme la première semaine de loyer, ou sera remboursé si les dépositaires n'ont pas été sélectionnés. Il constitue aussi une assurance pour l'agence qui conserve le dépôt si les dépositaires changent d'avis. Une autre méthode moins règlementaire consite à faire monter les enchères, en mentionnant dans le dossier qu'on est prêt à payer un loyer plus élevé que ce qui est demandé par le propriétaire.
Parfois, il arrive cependant de trouver une perle : fraîchement repeinte, pas de moquette, seulement une chambre mais personne d'autre pour la visiter ! L'accord a donc été vite trouvé.
On en vient donc à signer le bail, et a noter quelques différences. Les baux sont décomposés en deux périodes, d'abord un fixed term, en général de 1, 3, 6 ou 12 mois, durant laquelle c'est au locataire de trouver un remplaçant si il veut partir. Une fois cette période finie, le locataire ou le propriétaire peuvent terminer le contrat à l'envi. Un autre détail intéressant est que le loyer n'est plus fixe, et peut augmenter. Pour éviter ces conditions qui peuvent être désavantageuses, il est possible de signer un nouveau contrat à terme fixe. Bien sûr, diverses périodes de préavis sont applicables, entre deux semaines et un mois, pour tout changement.
Parmis les autres particularités, l'assurance est contractée par le propriétaire, et non le locataire, et il n'est pas interdit de sous-louer, même si il est clairement stipulé que c'est toujours le locataire initial qui est responsable. Enfin, il peut être intéressant de jeter un œil au guide du locataire mis en place par l'Office of Fair Trading des Nouvelles Galles du Sud. C'est aussi ce même département qui conserve les dépôts de garantie (1 mois de loyer).
Et la carte globale a été mise à jour.
Thu Feb 4 03:52:36 CET 2010 | Catégories : (avec images), (avec album photos), Sydney, Civilisation, Maison | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Non-vote et permis de conduire
De retour en Australie et se ré-attelant aux diverses tâches administratives, il a fallu faire quelques démarches pour remplacer des papiers perdus durant le séjour Français.
Remplacer un permis de conduire est relativement facile. Ceux-ci n'étant pas attribués à vie, ils doivent être renouvellés tous les 1 à 5 ans (selon ce que l'usager est prêt à payer d'un coup pour recevoir sa précieuse carte). Ainsi, la RTA a de simples formulaires pour en demander le remplacement ou le renouvellement.
Mécanisme amusant dans la procédure, le système de “points d'identification”. Pour prouver son identité, pour beaucoup de services en Australie, il faut fournir suffisament de pièces d'identité pour atteindre le nombre de points demandé. Ainsi, il faut 100 points pour un permis de conduire, sachant qu'un passeport, un acte de naissance ou un permis de conduire en valent 30, des relevés de banque, 10 ou une carte du système de couverture sociale Medicare, 15 (les valeurs des documents peuvent varier selon les demandeurs).
Il est facile d'amener suffisament de documents pour passer sans encombre cette étape d'identification, mais il s'avère que le renouvellement du permis est un outil pratique pour l'état à plusieurs titres. Outre le fait qu'il créé une petite entrée d'argent, qui doit largement en couvrir les frais, à chaque renouvellement, c'est aussi un rendez-vous difficilement évitable pour les Australiens devant de l'argent à l'état.
Une amende non payée ? Impossible de renouveller un permis avant que ce problème soit réglé. De quoi motiver les mauvais conducteurs à s'aquitter de leurs dettes.
Il est cependant aussi possible d'avoir des amendes pour d'autres choses. Ainsi, voter aux élections est obligatoire pour les citoyens Australiens. Une non présentation aux bureaux en 2008 après un oubli de changement d'adresse est facturé 145$.
Il semblerait que tous les pays aient la même façon de joyeusement accueillir leur résidents après un séjour prolongé à l'étranger...
Sun Jan 31 08:15:15 CET 2010 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Note technique (suite)
Faisant suite à ma première note technique, je viens encore de perdre trois heures à essayer de gérer Internet Explorer (qui ne supporte rien correctement, à commencer par le application/xhtml+xml).
C'est trop de temps perdu.
À partir de tout de suite, je n'essaierai donc plus d'être compatible avec cette pile d'excréments qu'est le navigateur de Microsoft. Il y a des standards, je les respecte, pas eux. Tans pis pour leurs clients qui ne sont pas assez clairvoyants pour choisir un outil correct.
Cela implique donc que, si vous utilisez ce logiciel, ce site risque de ne plus être rendu correctement, voire du tout. Ce n'est pas de ma faute. Je ne peux que vous enjoindre une nouvelle fois à choisir d'utiliser un navigateur décent.
Le « tax return, » ou comment faire des impôts une bonne nouvelle
Pendant que d'aucuns (en France) se font rattraper par des revenus qu'ils avaient oublié de déclarer, et doivent faire face à l'imprévue sortie qui s'en suit, d'autres (en Australie) attendent avec une impatience à peine contenue la date de leur prochaine déclaration (en juillet/août pour l'année fiscale terminant le 30 juin). Le nom donné à cette procédure, le tax return (retour sur taxe) peut donner un embryon d'explication à cette différence de perception.
Afin de mieux saisir de quoi il retourne, il faut commencer par se pencher sur le fonctionnement de l'impôt sur le revenu en Australie (prélevé par l'état fédéral). Il s'agit d'un système par palliers où chaque tranche est taxée à un niveau différent.
| Tranche | Taux |
|---|---|
| 0–6000$ | 0 |
| 6001–30000$ | 15% |
| 30001–75000$ | 30% |
| 75001–150000$ | 40% |
| 150000$ et plus | 45% |
Ainsi, quelqu'un ayant perçu 42000$ entre le premier 1er juillet 2007 et le 30 juin 2008 aura payé . Rien de bien exceptionnel, au final.
Là où réside la différence est dans la perception de ces taxes. Elles sont en effet prélevées à la source à chaque versement de salaire (mensuellement ou bi-mensuellement dans la plupart des cas). Cependant, en raison du seuillage, il est nécessaire d'extrapoler le revenu annuel qui découlerait d'un an dans des conditions inchangées. Ainsi, sur un salaire mensuel brut de 4200$, seront prélevés au titre de l'impôt sur le revenu.
Cependant, au cours d'une année, il n'est pas rare que les sus-mentionnées conditions changent. Ainsi, le montant de l'impôt calculé et prélevé sur les mois les mieux payés est supérieur à ce qui aurai dû être payé à l'état. Vienne la période du tax return, il est donc temps de mettre les comptes à plat et de rendre le trop-perçu.
D'autres paramètres entrent aussi en compte dans le calcul final de la somme finalement remboursée. Ainsi, les achats liés à l'activité professionnelle sont déductibles dans une certaine mesure, et donc remboursables.
Bien sûr, dans certains cas, il arrive que l'équation ne s'équilibre pas au profit du particulier. C'est le cas, par exemple, quand l'employeur n'a pas correctement déclaré les salaires. D'autres situations peuvent aussi amener à augmenter la somme due, en plus de l'impôt sur le revenu. Ainsi, au delà d'un revenu annuel maximum, la cotisation Medicare, la couverture médicale, n'est plus couverte par l'état, mais prelevée comme un impôt additionnel. Les cas où la balance est négative semblent cependant rares.
Une légère digression ici, mais intéressante à mentionner, au sujet du financement des études supérieures. Le système HECS-HELP permet aux étudiants de profiter d'un prêt (avec ou sans intérêt selon le niveau d'études) pour couvrir leur frais de scolarité, qui sont rapidement exorbitants. Le prêt est par la suite remboursé comme une partie additionnelle des impôts.
Alors, certes, c'est toujours des impôts, mais cette approche les rend tout de suite plus agréable, à défaut de pouvoir tirer parti des quelques mois de possession de l'argent dû pour le faire fructifier avant que l'état ne le réclame.
Wed Sep 30 00:32:28 CEST 2009 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Image en vrac d'avril et mai
Parce que je les avais oubliées jusqu'à maintenant, les voila !
Sun Jun 14 10:40:58 CEST 2009 | Catégories : (avec album photos), Sydney, Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Monétique
Comme de l'ai mentionné il y a plus d'un an, les cartes bancaires n'ont, par défaut, pas de puce. En fait, elles ne peuvent même pas être utilisées pour des paiements à distance, dans la mesure où elles ne font pas parti des réseaux habituels. Les MasterCard et autres Visa ne sont en effet largement que des cartes de crédit, ici.
Ces cartes ne sont toutefois pas uniquement des cartes de retrait (heureusement !). Le système EFTPOS (Electronic Funds Transfer at Point of Sale, soit “Transfert Électronique de Fonds au Point de Vente”) permet de payer directement dans les magasins.
Il devient cependant rapidement énervant de ne pas pouvoir payer quoique ce soit sur le net, et je me suis finalement décidé à aller demander une MasterCard de débit dans mon agence. Étrangement on m'a répondu que, n'ayant pas un statut de résident permanent, je ne pouvais pas avoir de carte de débit de ce type mais que je pouvais demander un carte de crédit. Retour à la case départ, donc, dans la mesure où je ne veux pas avoir recours à ce genre de système.
Fort heureusement, j'ai récemment reçu de ma banque une proposition de mise-à-jour de ma carte vers une MasterCard sans frais additionels (et comme je suis encore étudiant, sans frais du tout !). Après avoir revu les conditions d'accès, il s'avère que les conseillers en agence étaient mal informés et qu'il suffit de résider actuellement dans le pays. J'ai donc sauté sur l'occasion.
Une chose surprenante, et raison de cet article, est le manque d'adaptation du reste de l'infrastructure bancaire à ce type de solutions. En effet il est mentionné dès le manuel d'usage de la carte que, pour bénéficier de la couverture du réseau, il faut utiliser l'option “credit” lors des diverses transactions. Cela confirme de précédentes et déroutantes expériences avec des cartes bancaires françaises qui, elles aussi, nécessitent le choix de l'option crédit pour fonctionner, quand bien même elles ne sont pas liées à ce type de compte.
Plus amusant, malgré la possibilité d'avoir recours à un code PIN pour autentifier la transaction, environ la moitié des commerçants ont besoin d'une signature sur le reçu. Bien sûr, personne ne vérifie qu'elle corresponde bien à celle apposée au dos de la carte...
Mon May 18 05:20:10 CEST 2009 | Catégories : (avec images), Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Newnes, ancien village minier des Blue Mountains
Dans la Wolgan Valley, au cœur du parc national Wollemi (un peu au nord de Lithgow), se trouve un ancien village minier de la toute fin du XIXème siècle. Nommé Newnes d'après le nom du président de la compagnie exploitant les mines (Commonwealth Oil Corporation), ce village n'est plus (resp.) habité ni même bâti, si ce n'est (resp.) par les campeurs et l'hôtel qui en est le dernier vestige.
Dernier vestige, c'est cependant une des premières indications rassurante que la route prise était la bonne. En effet, le dernier panneau indicateur est placé 35 km avant l'entrée du village. Après ce panneau se suivent montée et descente d'un col sur une route qui n'a pas été rénovée depuis longtemps et une vingtaine de kilomètres sur une piste qui n'a même jamais été goudronnée. Heureusement qu'un ouvrier, étrangement occupé sur sa machine un samedi (et le dimanche au retour), a pu confirmer l'existence au bout du chemin d'un “pub, mais qui ne vend pas de bière”. Il faisait bien référence au Newnes Hotel.
L'intérêt du lieu, outre l'aspect historique, est qu'il est très agréable pour camper. En guise d'habitation, le propriétaire de l'hôtel loue quelques cabines ainsi que ses terrains plats ($35 par voiture), mais il est possible de pousser un peu plus loin et, moyennant le passage d'une grosse flaque, d'arriver à d'autres sites tout aussi adaptés et impressionants, et gratuits !
On y trouve aussi deux randonnées autour des ruines de l'exploitation minière (2h) et le long d'une ancienne voie de chemin de fer menant à un tunnel rempli de vers luisants (3 à 4h). Pris par le temps, il n'a pas été possible de faire ces randonnées en entier, ceci dit...
On peut enfin nourrir l'espoir d'y voir des wombats. Celui ci a, dans notre cas été vain et seul les trous dans lesquels ces créatures habitent ont pu être observés.
Bref, ce fut un très bon week-end dans un lieu où il faudra retourner pour, cette fois, finir les marches.
Tue Apr 28 16:23:37 CEST 2009 | Catégories : (avec images), (avec album photos), Civilisation, Nature | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Ornithorynques de Pâques de Jenolan
Étant donné le week-end allongé de Pâques (vendredi à lundi, inclus), il semblait judicieux de tenter d'en profiter pour voir un peu du pays. Pour enfin clôre, au moins partiellement le problème de ne pas avoir encore vu les Blue Mountains, il était temps d'aller y faire un tour. Direction les Grottes de Jenolan, donc.
Après avoir conduit sur des routes en tête d'épingle dans une purée de pois, et s'être sentis perdus au milieu de nulle part une bonne demi douzaines de fois (alors qu'il n'y avait qu'une route), nous sommes finalement arrivés sur le parking du site. En route pour un peu de marche !
Outre le fait que le site est, en temps normal, plutôt agréable pour faire de la randonée, les grottes sont surtout renommées pour les nombreuses stalag{m,t}ites qu'on peut y voir. Un des premiers éléments remarquables de ces structures rocheuses est l'arche de Carlotta qui donne une superbe vue sur la vallée de l'autre côté. Il est aussi bon de noter l'existence de boyaux illuminés uniquement par des cristaux, mais étant donné le manque d'organisation notoire, mais maintenant habituel, de ce voyage, nous n'avions pas de tickets à présenter au guide chargé de la visite (principalement parce que nous avions pris le site à rebourd et sommes passés devant la réception à la fin).
Ladite vallée, dans le fond, est aussi intéressante car elle a été colonisée relativement tôt (1879) pour supporter le tourisme des grottes, ce qui a laissé de beaux vestiges de débuts d'ingénieurie.
Mais la vraie raison derrière le choix, apparemment aléatoire, de la destination tient surtout à une information que j'ai obtenue d'un collègue quelques semaines avant. Il avait effectivement relaté sa propre visite du site où il avait pu voir des ornithorynques (platypus(es) ou platypi, selon les opinions sur le pluriel) en liberté ! Pas mal du temps passé à marcher le long des plans d'eau a donc surtout été occupé à surveiller les rives à la recherche de bulles ou de discrets mouvements. Malheureusement, cette recherche n'a pas été fructueuse, et après 40 minutes, il a fallu se rendre à l'évidence que je ne pourrais pas voir cette mignonne bestiole cette fois ci...
Cette résignation était sans compter un petit plan d'eau séparé du reste de la rivière par de gros rochers, et au milieu duquel un ornithorynque était peinard en train de flotter ! Ce sont cependant des créatures très peureuses (malgré le dard venimeux que portent les mâles sur une de leurs pattes arrières), et mon geste pour signaler sa présence à suffit à le faire replonger à l'abris. Sachant où chercher, cette fois, il a juste suffit d'attendre calmement pour qu'un couple de ces animaux refasse timidement surface.
J'aurais cru, d'après le peu de documents que j'avais lu à leur sujet, qu'ils seraient plus grands que les quelques 30 centimètres (du bec à la queue) que j'ai pu observer. Ça n'enlève rien au fait, au contraire, que ce sont de bien mignonnes (et très timides) créatures. Ils passent beaucoup de temps sous l'eau, pendant lequel ils ne peuvent être suivis que par ce qu'ils laissent derrière eux : bulles d'air dues à leur respiration, et débris provenant de leur intensif fouissage du fond.
Et sinon, le reste des photos.
Sun Apr 19 16:23:40 CEST 2009 | Catégories : (avec images), (avec album photos), Nature | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Tradition culinaire de Pâques (et autres histoires)
Juste un rapide article pour parler d'un gâteau spécifiquement fait à Pâques (même si on me dit qu'il est possible d'en trouver toute l'année dans certaines échoppes). Il s'agit du Hot Cross Bun (“petit pain chaud en croix”). Derrière ce nom peu mystérieux se trouve... exactement ce à quoi on peut s'attendre : une brioche sucrée, avec des fruits secs à l'intérieur. Pas mauvais et de saison, donc.
Sinon, beaucoup de travail ces derniers mois, donc peu de temps pour les mises à jour. À voir tout de même quelques photos du campus de l'Université de Sydney et des photos en vrac de février et mars.
Tue Apr 14 14:53:42 CEST 2009 | Catégories : (avec images), (avec album photos), Sydney, Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée