“Badge draws” au pub
Comme j'ai déjà dû le mentionner, le concept de “local”, l''équivalent du bistro du coin, est très répandu. C'est l'endroit où aller se détendre autour d'une bière après une journée de labeur, avec la certitude d'y croiser d'autres “locals”, les autres gens dont ce local est le local (oui, je sais...).
Beaucoup de ces pubs proposent aussi de devenir membres. Cela passe souvent (mais pas tout le temps) par le paiemnt d'une petite cotisation pour se faire attribuer un numéro et un badge.
L'intérêt de devenir membre est que, une ou deux fois par semaine, lors des soirs calmes, ces pubs organisent un tirage au sort des badges des membres (un badge draw, donc). Le membre dont le badge est tiré reçoit le montant d'une cagnotte maintenue par le pub, et à laquelle une certaine somme est rajoutée à chaque tirage ($100 dans le cas du Cauliflower Hotel.
En effet, si le membre dont le numéro est tiré au sort n'est pas présent, il ne raffle pas la mise. Tant pis pour lui. Du coup, les montants peuvent monter assez haut.
Et avec $1100, plaisir ! Du coup, je me suis inscrit aussi, et j'ai le numéro 64 (si je me rappelle bien...) !
Sat Aug 14 08:20:17 CEST 2010 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Changement de premier ministre
Kevin Rudd, premier ministre australien depuis fin décembre 2007 vient d'être remplacé. Il était jusque là relativement apprécié, bien que critiqué pour parler trop et agir peu. Sa proposition d'augmenter les taxes des industries minières, qui se portent bien, pour supporter les retombées de la crise a cependant largement ébranlé sa stabilité. Il a été poussé à démissionner, aujourd'hui même, au profit de sa vice premier ministre, Julia Gillard, qui devient ainsi la première femme à occuper ce poste en Australie. Cela nous permet donc de jeter un œil curieux sur le fonctionnement de cette institution.
De manière similaire à la France, le premier ministre est élu par le Parlement, ou plus précisément les membres de la chambres des représentants. Les membres de cette chambre basse (lower house) sont eux même élus par les citoyens, selon la méthode préférentielle que j'ai déjà évoquée. C'est donc bien souvent un premier ministre ayant la même orientation politique que cette chambre qui est élu.
Réminiscent de l'impérialisme anglais, le premier ministre doit prêter serment devant le Gouverneur général, représentant la Reine. Ce dernier a donc le dernier mot dans la sélection du premier ministre, et le pouvoir de le démettre de ses fonctions. Ce fut utile dans un cas au moins, lors de la crise constitutionnelle de 1975 durant laquelle le Sénat (la chambre haute), où l'opposition était majoritaire, fit pression en bloquant les finances du gouvernement afin de voir remplacer le premier ministre de l'époque. Une dissolution des deux chambres suivi rapidement la nomination de son remplaçant, qui fut conforté dans sa position par l'élection générale qui suivit pour repeupler le parlement.
Thu Jun 24 05:37:40 CEST 2010 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Nourriture “typique” en cas de petite faim
Une des choses dont je me suis rendu compte de retour en Australie, c'est la difficulté à trouver, dans le frigo, quelque chose de tentant à manger en cas de petit creux. Ce n'est pas particulièrement que la nourriture est moins bonne, mais surtout que les produits disponibles ne sont pas ceux que j'ai été habitué à grignoter pendant deux décennies.
Toutes les tentatives de fromages auxquelles je me suis exposé ont d'ailleurs été désastreuses : sans goût ni évolution autre que vers un bout de truc tout dur avec le temps. Il semble que cela ait beaucoup à voir avec l'interdiction totale d'utiliser du lait non pasteurisé... Heureusement, les grandes surfaces comme Coles ont commencé à avoir des rayons de fromages et charcuterie importés d'Europe.
Ceci dit, il y a tout de même quelques valeurs sures qui, à défaut de complètement satisfaire cette pulsion pavlovienne qui pousse à ouvrir le frigo, comblent un creux avec brio.
Les meat pies sont une sorte d'institution en Australie. Bien qu'initialement en provenance du vieux continent, certaine experte s'accorde à dire que les australiens en sont les plus gros consommateurs. Il s'agit de tartes remplies de viande hachée dans un fond de sauce. La recette doit en être relativement simple, mais on en trouve littérallement à tous les coin de rues, et dans toute échoppe qui se veut susceptible de vendre de la nourriture sur le pouce. Bien sûr, on en trouve aussi des conditionnements congelés. Il est toujours pratique d'en avoir quelques unes sous la main en cas de petite faim (ce qui est un peu le sujet de ce billet, après tout).
Le lecteur attentif aura constaté que ces meat pies manquent de quelques légumes pour en faire un repas équilibré. Heureusement, les Chiko rolls comblent ce manque. Une interprétation locale des nems chinois, ils s'agit d'un mélange d'orge, de chou, de riz, de carottes, et de céleri enroulés dans une sorte de pâte et frits. Bon, il y a aussi un peu de mouton mais ça reste quand même très légumineux. Il s'agit donc aussi d'un repas de midi rapide pour le travailleur, facile à prendre en main et qui ne requiert pas d'autre ustensile pour le manger. Les sachets de transport sont même fournis dans les boîtes congelées ! Dommage, cependant, que l'on puisse se lasser un peu rapidement du goût.
Moins typiques, ou tout du moins d'origines différentes, on trouve les classiques nouilles frittes, et plus particulèrement, les Mi goreng (indonésiennes et non chinoises). Là où il est courant de se lasser des nouilles instantannées, il est beaucoup plus dur de perdre le goût pour les Mi goreng. Cela est très probablement dû au nombre de sachets d'assaisonnement fournis : huile, sauce soja, piments, oignons,... D'aucuns diraient que cela les rend même vaguement addictives. Toujours est-il que c'est une bonne nourriture d'appoint, deux paquets faisant même un repas tout à fait décent, pas chère, et facile à stocker !
Les temps étant durs, il a aussi fallu s'atteler à la tâche de faire son pain (surtout parce que personne d'autre n'en produit...). Les premiers résultats sont particulièrement encourageants !
Sat May 22 14:49:58 CEST 2010 | Catégories : (avec images), Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Vignette et assurance
Comme c'était le cas encore relativement récemment en France, l'Australie a un système de taxation des véhicules des particuliers basé sur une vignette. La rego (/redʒo/, de registration, “enregistrement”), se fait en général anuellement, auprès de la RTA (que l'on avait déjà vue pour le permis).
Cependant, en plus de la taxe, la rego est un bon moment pour faire passer un contrôle technique au véhicule, quelque soit son âge. Après un passage chez le garagiste, l'automobiliste obtient sa pink slip (“papier rose”, mais ce n'est pas son permis) qui sert de preuve que le véhicule est apte à circuler. Il y apprend parfois aussi l'origine du bruit bizarre dans le pot d'échappement, mais ce n'est pas obligatoire.
En plus du papier rose, un autre, vert (green slip), est aussi demandé. Il s'agit du récipissé de l'assurance tierce partie. L'assurance propre pour le véhicule et son conducteur n'est pas obligatoire, mais la NRMA propose des services qui peuvent s'avérer utiles, et fourni aussi de l'assistance dépannage.
Au final, après un passage chez le garagiste et l'assureur, il est temps de s'acquitter des derniers frais, la taxe elle même. Cela peut se faire de diverses manières. La plus pratique consiste cependant à procéder au renouvellement en ligne. Garagistes et assureurs disposent d'un système pour reporter l'état des pink et green slips qu'ils ont distribuées dans les bases de données idoines de la RTA, rendant le système papier quelque peu obsolète.
Le paiement peut également se faire à distance, en utilisant le système BPay de règlement en ligne de factures BPay. Au total, il faut tout de même s'attendre à sortir un petit millier de dollars.
Nota : Cet article a été antidaté pour s'insérer correctement dans le flot des évènements.
Sat May 22 10:20:16 CEST 2010 | Catégories : (avec images), Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
État de l'Internet résidentiel
Quelques jours après avoir emménagé, j'ai souscrit à un accès ADSL naked (dégroupé) chez Internode. Je profite donc de cette ligne fraîchement installée pour dresser un rapide tour d'horizon de l'offre Internet pour particuliers en Australie.
Au moins en zone urbaine, l'ADSL 2+ est largement déployé. Certains opérateurs commencent à proposer de la téléphonie sur IP, voire en font leur cœur de métier. Il n'y a cependant pas d'offre triple play et il faut passer par câble ou satellite pour avoir plus de canaux de télévision que ceux disponibles sur les ondes hertziennes. La migration vers le numérique a commencé en 2001 et sa fin est estimée à 2013.
Le marché des opérateurs Internet est relativement sain, avec un nombre suffisant d'acteurs. Concernant le haut débit, la plupart proposent de l'ADSL, mais le câble et même un opérateur (pré-)WiMAX sont présents. Pour les accès utilisant une ligne téléphonique, l'opérateur historique, Telstra, soit fourni la connection lui même (tonalité + filtre) ou laisse les autres FAIs s'en charger avec leur propres équipements (dégroupage). On a également vu se généraliser les forfaits 3G avec modems idoines récemment.
Une différence notoire est que la quantité de données transmises mensuellement (voie descendante uniquement ou cumulée, selon les abonnements) est plafonnée. Une fois la limite franchie, la connection est bridée, en général, à 64 kbps. Une des raisons entendues de manière récurrente pour expliquer cette situation est le peu de liens vers les autres pays et le fait que l'Australie, de par sa position géographique, est mal placée pour relayer du traffic pour ses pairs. Chaque octet transmis a donc un coût. Les quotas vont en général d'un gigaoctet à plus d'une centaine. La plupart des opérateurs ont aussi un “zone non mesurée” pour laquelle le traffic n'est pas compté. On y trouve souvent les propres serveurs de l'opérateur (mirroirs, groupes de discussions, etc.) ainsi qu'iView, un service de la chaîne de télévision publique ABC permettant de revoir certains de ses programmes à la demande, entre autres.
Un autre point ennuyeux à l'heure actuelle est la volonté de certain politique de faire instaurer un système de censure de sites douteux par l'ACMA. Décrié par beaucoup d'acteurs du web et critiqué comme une approche peu viable, ce projet de filtre semble cependant avoir connu des jours meilleurs.
Le choix d'une ligne dégroupée chez Internode, même si un poil plus chère que certains concurrents, a été arrêté suite aux diverses très bonnes critiques quant à leur fiabilité et leur service client. Un autre point d'intérêt est qu'ils fournissent une connectivité IPv6 native pour les clients désireux de tester. J'ai donc pu m'amuser à hacker mon modem pour bénéficier de cette fonctionalité. Le dégroupage, quant a lui, était surtout pour ne pas avoir à payer un abonnement supplémentaire pour une bonne vieille ligne téléphonique qui n'aurait jamais servi.
L'installation en elle même a rapidement permis d'expérimenter la qualité du service de l'opérateur. L'ancien locataire n'ayant pas eu de ligne téléphonique, ils était difficile de trouver le point de raccordement de notre ligne au reste du réseau dans les archives. Là où la réaction classique des opérateurs est en général de renvoyer la balle à leur aîné historique, il n'a fallu que quelques jours de plus (et 300$ d'économie) pour investiguer plus avant et trouver les informations manquantes. Le fait que la maison n'avait même plus de connection avec le câble dans la rue a aussi été facilement réglé. Un très bon choix, donc !
Wed Mar 10 13:47:58 CET 2010 | Catégories : Civilisation, Maison | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Recherche de maison et termes de locations
Début février ne semblait a priori pas être une bonne période pour rechercher un logement. L'année universitaire commençant en mars, et Sydney Uni étant à deux pas, il y avait de quoi avoir peur qu'une foule d'étudiants soit à la recherche de logements, saturant le marché. Fort heureusement, il semble qu'ils ne s'y prennent pas aussi tôt !
La recherche de logements en Australie, ou au moins sur Sydney, n'a que peu de points d'entrée. Ainsi, RealEstate et Domain regroupent le gros des annonces d'agences pour l'achat et la location de maisons et d'appartements.
Une fois un peu d'écrêmage fait, il reste une petite demi douzaine de maisons à visiter. Rien de bien surprenant ici : la plupart des annonces donnent une date et heure de visite à laquelle un des agents sera là pour ouvrir et laisser les visiteurs... visiter. Il est cependant toujours possible, même si pas toujours accepté, de contacter l'agence pour convenir d'une visite spécifique. Ça peut être efficace pour le cas de propriétés pour lesquelles la date de visite n'est pas encore connue et coiffer au poteaux les autres locataires sur le marché.
Effectivement, de visite en visite, on retrouve souvent les même personnes à la recherche de leur prochaine maison. Il faut avouer que l'offre, pour une même gamme de prix et des caractéristiques similaires est plus que diverse et variée. Ainsi, il est plus que courant de découvrir des “vices cachés”, comme d'horribles moquettes, des planchers étrangement souples ou, et c'est courant, des toilettes à l'extérieur. Les affrontements pour les quelques logements corrects sont donc rudes.
Bien que courtois et bien souvent contre des gens sympathiques, quelques techniques existent, en plus d'avoir un dossier en béton, pour avoir un avantage dans ces affrontements et la sélection finale. La plus classique est le dépôt d'une semaine de loyer pour que l'agent n'organise pas d'autres visites. Le dépôt comptera comme la première semaine de loyer, ou sera remboursé si les dépositaires n'ont pas été sélectionnés. Il constitue aussi une assurance pour l'agence qui conserve le dépôt si les dépositaires changent d'avis. Une autre méthode moins règlementaire consite à faire monter les enchères, en mentionnant dans le dossier qu'on est prêt à payer un loyer plus élevé que ce qui est demandé par le propriétaire.
Parfois, il arrive cependant de trouver une perle : fraîchement repeinte, pas de moquette, seulement une chambre mais personne d'autre pour la visiter ! L'accord a donc été vite trouvé.
On en vient donc à signer le bail, et a noter quelques différences. Les baux sont décomposés en deux périodes, d'abord un fixed term, en général de 1, 3, 6 ou 12 mois, durant laquelle c'est au locataire de trouver un remplaçant si il veut partir. Une fois cette période finie, le locataire ou le propriétaire peuvent terminer le contrat à l'envi. Un autre détail intéressant est que le loyer n'est plus fixe, et peut augmenter. Pour éviter ces conditions qui peuvent être désavantageuses, il est possible de signer un nouveau contrat à terme fixe. Bien sûr, diverses périodes de préavis sont applicables, entre deux semaines et un mois, pour tout changement.
Parmis les autres particularités, l'assurance est contractée par le propriétaire, et non le locataire, et il n'est pas interdit de sous-louer, même si il est clairement stipulé que c'est toujours le locataire initial qui est responsable. Enfin, il peut être intéressant de jeter un œil au guide du locataire mis en place par l'Office of Fair Trading des Nouvelles Galles du Sud. C'est aussi ce même département qui conserve les dépôts de garantie (1 mois de loyer).
Et la carte globale a été mise à jour.
Thu Feb 4 03:52:36 CET 2010 | Catégories : (avec images), (avec album photos), Sydney, Civilisation, Maison | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Non-vote et permis de conduire
De retour en Australie et se ré-attelant aux diverses tâches administratives, il a fallu faire quelques démarches pour remplacer des papiers perdus durant le séjour Français.
Remplacer un permis de conduire est relativement facile. Ceux-ci n'étant pas attribués à vie, ils doivent être renouvellés tous les 1 à 5 ans (selon ce que l'usager est prêt à payer d'un coup pour recevoir sa précieuse carte). Ainsi, la RTA a de simples formulaires pour en demander le remplacement ou le renouvellement.
Mécanisme amusant dans la procédure, le système de “points d'identification”. Pour prouver son identité, pour beaucoup de services en Australie, il faut fournir suffisament de pièces d'identité pour atteindre le nombre de points demandé. Ainsi, il faut 100 points pour un permis de conduire, sachant qu'un passeport, un acte de naissance ou un permis de conduire en valent 30, des relevés de banque, 10 ou une carte du système de couverture sociale Medicare, 15 (les valeurs des documents peuvent varier selon les demandeurs).
Il est facile d'amener suffisament de documents pour passer sans encombre cette étape d'identification, mais il s'avère que le renouvellement du permis est un outil pratique pour l'état à plusieurs titres. Outre le fait qu'il créé une petite entrée d'argent, qui doit largement en couvrir les frais, à chaque renouvellement, c'est aussi un rendez-vous difficilement évitable pour les Australiens devant de l'argent à l'état.
Une amende non payée ? Impossible de renouveller un permis avant que ce problème soit réglé. De quoi motiver les mauvais conducteurs à s'aquitter de leurs dettes.
Il est cependant aussi possible d'avoir des amendes pour d'autres choses. Ainsi, voter aux élections est obligatoire pour les citoyens Australiens. Une non présentation aux bureaux en 2008 après un oubli de changement d'adresse est facturé 145$.
Il semblerait que tous les pays aient la même façon de joyeusement accueillir leur résidents après un séjour prolongé à l'étranger...
Sun Jan 31 08:15:15 CET 2010 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Note technique (suite)
Faisant suite à ma première note technique, je viens encore de perdre trois heures à essayer de gérer Internet Explorer (qui ne supporte rien correctement, à commencer par le application/xhtml+xml).
C'est trop de temps perdu.
À partir de tout de suite, je n'essaierai donc plus d'être compatible avec cette pile d'excréments qu'est le navigateur de Microsoft. Il y a des standards, je les respecte, pas eux. Tans pis pour leurs clients qui ne sont pas assez clairvoyants pour choisir un outil correct.
Cela implique donc que, si vous utilisez ce logiciel, ce site risque de ne plus être rendu correctement, voire du tout. Ce n'est pas de ma faute. Je ne peux que vous enjoindre une nouvelle fois à choisir d'utiliser un navigateur décent.
Le « tax return, » ou comment faire des impôts une bonne nouvelle
Pendant que d'aucuns (en France) se font rattraper par des revenus qu'ils avaient oublié de déclarer, et doivent faire face à l'imprévue sortie qui s'en suit, d'autres (en Australie) attendent avec une impatience à peine contenue la date de leur prochaine déclaration (en juillet/août pour l'année fiscale terminant le 30 juin). Le nom donné à cette procédure, le tax return (retour sur taxe) peut donner un embryon d'explication à cette différence de perception.
Afin de mieux saisir de quoi il retourne, il faut commencer par se pencher sur le fonctionnement de l'impôt sur le revenu en Australie (prélevé par l'état fédéral). Il s'agit d'un système par palliers où chaque tranche est taxée à un niveau différent.
| Tranche | Taux |
|---|---|
| 0–6000$ | 0 |
| 6001–30000$ | 15% |
| 30001–75000$ | 30% |
| 75001–150000$ | 40% |
| 150000$ et plus | 45% |
Ainsi, quelqu'un ayant perçu 42000$ entre le premier 1er juillet 2007 et le 30 juin 2008 aura payé . Rien de bien exceptionnel, au final.
Là où réside la différence est dans la perception de ces taxes. Elles sont en effet prélevées à la source à chaque versement de salaire (mensuellement ou bi-mensuellement dans la plupart des cas). Cependant, en raison du seuillage, il est nécessaire d'extrapoler le revenu annuel qui découlerait d'un an dans des conditions inchangées. Ainsi, sur un salaire mensuel brut de 4200$, seront prélevés au titre de l'impôt sur le revenu.
Cependant, au cours d'une année, il n'est pas rare que les sus-mentionnées conditions changent. Ainsi, le montant de l'impôt calculé et prélevé sur les mois les mieux payés est supérieur à ce qui aurai dû être payé à l'état. Vienne la période du tax return, il est donc temps de mettre les comptes à plat et de rendre le trop-perçu.
D'autres paramètres entrent aussi en compte dans le calcul final de la somme finalement remboursée. Ainsi, les achats liés à l'activité professionnelle sont déductibles dans une certaine mesure, et donc remboursables.
Bien sûr, dans certains cas, il arrive que l'équation ne s'équilibre pas au profit du particulier. C'est le cas, par exemple, quand l'employeur n'a pas correctement déclaré les salaires. D'autres situations peuvent aussi amener à augmenter la somme due, en plus de l'impôt sur le revenu. Ainsi, au delà d'un revenu annuel maximum, la cotisation Medicare, la couverture médicale, n'est plus couverte par l'état, mais prelevée comme un impôt additionnel. Les cas où la balance est négative semblent cependant rares.
Une légère digression ici, mais intéressante à mentionner, au sujet du financement des études supérieures. Le système HECS-HELP permet aux étudiants de profiter d'un prêt (avec ou sans intérêt selon le niveau d'études) pour couvrir leur frais de scolarité, qui sont rapidement exorbitants. Le prêt est par la suite remboursé comme une partie additionnelle des impôts.
Alors, certes, c'est toujours des impôts, mais cette approche les rend tout de suite plus agréable, à défaut de pouvoir tirer parti des quelques mois de possession de l'argent dû pour le faire fructifier avant que l'état ne le réclame.
Wed Sep 30 00:32:28 CEST 2009 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée
Image en vrac d'avril et mai
Parce que je les avais oubliées jusqu'à maintenant, les voila !
Sun Jun 14 10:40:58 CEST 2009 | Catégories : (avec album photos), Sydney, Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par mail, par messagerie instantanée