]> Arounna Beeh, Down Undah

Élections fédérales  au dessus ou au dessous de la ligne ?

Il y a deux semaines, le 7 septembre, ont eu lieu des élections pour le gouvernement fédéral (par opposition à celui de l'état des Nouvelles Galles du Sud). Elles comprenaient en fait deux votes séparés pour les deux chambres du parlement (Sénat et Chambre des représentants). Outre le manque de rigueur et de transparence (contrôles d'identité presqu'inexistant, urne en carton ot non gardée, etc.) qu'il me semble déjà avoir mentionnés, cela m'a tout de même donné l'occasion de me pencher un peu plus sur le système politique. Les gouvernements, et élections, de chaque état me semblent calqués de manière très proche sur le modèle fédéral.

La chambre des représentants, équivalente de l'Assemblée, est constituée d'élus locaux (par subdivisions couvrant, pour Sydney, quelques suburbs), choisis directement par les citoyens. Un aspect intéressant est le système de vote : le vote préférentiel. Plutôt que de voter pour une seule personne, chaque électeur doit numéroter les différents candidats par ordre de préférence. Les voix pour les premiers sélectionnés sont d'abord comptées. Le candidat en ayant reçu le moins est éliminé, et ses voix sont distribuées aux candidats sélectionnés en second sur ces bulletins. Le processus continue jusqu'à ce qu'un candidat ait au moins 51%, auquel cas il est élu pour cette subdivision. En quelques sortes, cela permet de compresser plusieurs tours d'élection en un seul. Traditionnelement, le premier ministre, chef de l'éxécutif, est nommé par le gouverneur général, représentant de la reine, qui choisi le chef du parti majoritaire.

Les sénateurs sont élus de manière différente. Pour commencer, seule une partie—un tiers ou la moitié—de Sénat est renouvelée à la fois. Chaque état et territoire vote pour son propre lot de sénateurs. Ici, deux choix sont possibles. Il est possible, au plus simple, de choisir un seul parti, dans la partie haute de la page, “au dessus de la ligne”. Chaque parti se voit attribuer un nombre de sièges proportionnel aux voix reçu, où iront s'asseoir les membres du début de liste. Il est aussi possible de choisir spécifiquement l'ordre dans lequel les candidats reçoivent les voix, de manière similaire aux représentants, et indépendante de leur affiliation. Dans ce cas, tous les candidats doivent se voir attribuer “en dessous de la ligne” un numéro d'ordre, sous peine de non validité du bulletin. Avec quelquee 111 candidats au total, ce n'est pas une tâche triviale. Heureusement, des sites comme Below The Line permettent de compulser les priorités de chaque candidat, de les organiser à l'avance, et d'obtenir une liste imprimée—de trois à quatre pages recto—listant les numéro d'ordre à reporter sur le bulletin. Je n'ai malheureusement pas bien compris comment ces votes sont intégrés afin de finalement constituer la nouvelle partie du Sénat...

Un guide the la commission électorale Australienne expliquant le vote préférentiel

Un autre point intéressant est que voter en Australie est obligatoire, sous peine d'amende. Malheureusement, cela semble mener à des votes d'impulsions, non-informés, et semble contre productif. Ce n'est surement pas l'avis des partis qui partent à la pêche de ces votes, comme celui pour le Parking Gratuit ou celui des Amateurs de Véhicules Motorisés. C'est peut-être aussi ce manque de rercherche d'information chez une partie des votants qui a finalement abouti à la nomination de Tony Abbott, qui s'est récemment fait connaître à l'international pour ses “suppositoires de sagesse” et semble décidé à retourner au moyen âge, si il a effectivement fait l'effort de réfléchir à ses propositions (ce dont je ne suis pas certain), comme premier ministre...

Il est aussi amusant de constater que, bien que l'examen de citoyenneté inclue un test d'anglais (contrairement aux États-Unis, l'Australie a effectivement une langue officielle, que je laisse deviner aux lecteurs les plus subtils), les instructions aux votants, par nécessité tous citoyens Australiens (et donc tous natifs ou ayant passé ce test), sont pourtant en plusieurs langues étrangères, à la fois au bureau de vote et dans les supports papier (voir guide ci dessus). Étrange incohérence...


Tue Sep 24 15:40:04 CEST 2013 | Catégories : (avec images), Sydney, Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée

Ne jamais faire d'écarts

Un conseil récurrent en Australie est de ne jamais faire de route de nuit. Même dans les régions les plus peuplées, la faune est toujours apte à traverser la route au moment le moins opportun, et certainement pas dans les clous. Le conseil suivant, tout aussi récurrent, est de ne faire d'écart en aucun cas. En effet, en fonction de la vitesse, le risque do sortir de la route ou de partir en tonneau est loin d'être nul.

C'est en tout cas la théorie, maintes fois répétée. Comme souvent, la pratique est toute autre.

Une fois un trajet de quelques heures entammé, en fin de journée, il semble bien plus souvent qu'à son tour idiot de s'arrêter pour les quelques 7 à 9 heures de nuit alors qu'il ne reste qu'une paire d'heures de route. Et puis, on en voit jamais, des animaux, à par sur les panneaux.

Sauf que parfois, certain wombat va décider de tranquillement traverser une 2 fois 2 voies. Et forcément, le premier réflexe est de l'éviter ! Heureusement, la vitesse d'un wombat sur la voie adjacente n'est pas suffisante pour qu'il se retrouve vraiment sur le chemin entre le moment où il est vu, et le moment ou la voiture (neuve, bien sûr) sont au même niveau sur la route. Tout s'est bien fini pour tout le monde, mais cela tant à montrer que ne pas faire d'écart est plus facile à répéter qu'à faire.


Sun Jul 14 06:25:03 CEST 2013 | Catégories : Civilisation, Nature | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée

Nouvelle maison

Après trois ans et quelques à Alexandria, et avec un capacité accumulatoire digne des meilleurs écureuils ou cigales, l'espace vivable s'est fait de plus en plus rare. Couplé avec une inscription à l'université de Wollongong (à environ une heure et demi de route de Sydney), le besoin s'est fait sentir de se déplacer dans un endroit plus grand et plus centralisé.

La décision d'action prise il y a quelques mois, il a fallu parcourir les sites classiques tels que Domain ou RealEstate à la rercherche d'une nouvelle maison de taille substantiellement plus grande, et localisée de manière à limiter à la fois le temps de transit automobile vers Wollongong, tout en maintenant le celui, en train, en direction de Redfern.

Cartes représentant les stéréotypes de Sydney

Après avoir d'abord regardé au milieu de la carte, du côté d'Helensburgh et Waterfall, il s'est avéré que rester un peu plus proche de Sydney était peut-être une meilleure idée. Et de commencer à chercher dans les quartiers sud de la capitale, tout en tentant d'éviter la Comté (The Shire, communément vue comme une région très nombriliste et remplie de bogans). Cela a finalement amené à visiter, il y a un peu plus de deux semaines, une maison annoncée comme ayant trois chambres, dans Bardwell Valley, qui ne compterait même pas comme une ville selon SimCity, d'après son nombre d'habitants (on notera par ailleurs la quantité de données couverte par ces recensements.).

Vue de Sydney depuis le porche

Je n'en ai consciemment visité que la moitié, étant donné que je me suis retrouvé bloqué devant le bar se trouvant au milieu. On m'a cependant dit que le reste était bien aussi, particulièrement avec une grande salle à manger, ainsi qu'un jardin et un abris aux proportions équivalentes. À noter aussi, une vue à grand angle de Sydney (Harbour Bridge, Centrepoint, Anzac Bridge), qui sera surement enviée pour les feux d'artifice du nouvel an.

Toujours est-il qu'après avoir rempli le dossier idoine, et après une attente un peu anxieuse de la réponse, j'ai réçu un coup de fil m'informant que ce dossier avait été retenu. Le déménagement a donc été prévu pour le vendredi d'après, en comptant deux week-ends de superposition pour le déménagement et le nettoyage final de l'ancienne maison.

Après deux voyages d'un camion de trois tonnes (il est peut-être inquiétant de noter que le titulaire d'un permis classique est autorisé à conduire jusqu'à 4,5 tonnes ; mais pas pour tout le monde !), loué chez Balmain Rentals, le gros était fait le vendredi précedent le premier week-end, et le jardin a été fini ce même dimanche. Il ne restait donc plus qu'à arranger les meubles.

Le salon

Étrangement, le mobilier s'est à la fois avéré parfaitement dimensionné, et/ou manquant. Le plus dérangeant est plus mon premier que mon second, les meubles déjà accumulés se moulant bien dans l'espage correspondant aux pièces existantes dans l'ancienne maison (salon, chambre) malgré le changement d'échelle (l'espace était effectivement un peu tassé précédemment). De manière plus attendue, mon second (seconde chambre, salle à manger) restait à remplir, ce qu'une combinaison d'eBay et Gumtree ont efficacement comblé (table et chaises, bureaux, second salon en bambou, et moult lampes), pour pas plus de 50$ pièce.

Un plateau de table

Pour le reste, j'ai aussi pu mettre à jour mes talents de bricoleur, et justifier mon propre penchant à garder des trucs vraisemblablement inutiles, en créant deux dessus de tables (de jardin et sa desserte, pour laquelle on excusera un léger décallage dans l'alignement d'une des planches), pour des pieds qui trainaient depuis un moment. De plus, cela me rapproche de mon Homebrew shop déjà mentionné, maintenant a priori à une petite quinzaine de minutes de vélo (et non de voiture, comme avant).

Le sus-dit vélo, récupéré par le passé au gré de ses anciens propriétaires s'en débarassant, et re-bidouillé à coup de pièces détachées trouvées sur d'autres carcasses jetées dans la rue, a aussi vu son usage singulièrement augmenter. En effet, le départ d'Alexandria signifie aussi que Nicta n'est plus à cinq minutes à pied, mais un peu plus loin. Je suis encore en train de calibrer les trajets, mais il semble que je puisse m'y rendre en 30 à 40 minutes, partagées entre vélo, train et marche. Le voyage étant segmenté, il ne semble pas trop long, et j'ai à nouveau l'opportunité de lire tout un tas de papiers, ce dont je n'avais pas vraiment le temps jusqu'à présent.

Finalement, l'entourage n'est pas désagréable, même si il est difficilement à la hauteur du voisinnage précédent, avec un couple d'italiens retraités d'un côté, et un australien ancien soudeur plein d'histoires de l'autre côté du mur (mitoyen).

Et pour finir de manière exhaustive, le tour du locataire, un peu en désordre.


Mon May 6 17:10:20 CEST 2013 | Catégories : (avec images), (avec album photos), Sydney, Civilisation, Maison | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée

Bricolage de nourriture (DIY food)

Parfois, les traductions françaises idoines ne sont pas très adéquates. Do-It-Yourself couvrant plus de choses que le bricolage. À moins que le bricolage ne soit plus large que je ne le pense.

Toujours est-il que l'Australie semble suprenament bien équipée pour qui veut fabriquer certaines choses, notamment de la nourriture, par soi même. J'ai peut-être déjà, rapidement, évoqué la présence de kits pour faire de la bière, trouvables de manière relatievement fiables dans certaines chaînes de super-marchés (p.ex. Woolworths), et on trouve pas mal de magasins spécialisés, tels que Country Brewer, vendant moult ingrédients et matériel pour faire fromage, bière et autres saucisses.

Ayant reçu un kit à fromage pour mon anniversaire l'an dernier, je m'y suis donc mis, et suis rapidement passé à la bière, et autres boissons fermentées.

Fromage

Country Brewer, donc, offre des kits de base pour faire du fromage : camembert et bleu/requefort dans mon cas. Il contiennent tout le matériel de base : cultures idoines (Penicilium Roqueforti, mélange pour camembert et culture mésophile), présure (bactérie faisant cailler le lait, trouvable, entre autre, dans certains estomacs bovins), désinfectant (acide phosphorique, H3PO4), tapis de séchage et, bien sûr, des cerceaux larges permettant de donner la forme au fromage.

Le processus est relativement simple, mais varie un peu en fonction du fromage à obtenir ; le bleu/roquefort n'est pas beaucoup plus complexe mais le camembert est le plus simple. Cela consiste à introduire une culture de départ, préparée la veille, dans 6 à 8 litres de lait maintenu à 32°C. Une heure est suffisante pour que la culture prenne possession des lieux (et donne une vague odeur yahourtière à l'ensemble). Vient alors le moment d'introduire la présure, afin de faire cailler la préparation, et celui de la réalisation : le fromage n'est autre que la partie solide du lait, un peu retravaillée par la culture choisie.

C'est confirmé par les étapes suivantes, consistant à séparer la couche solide s'étant formée et flottant sur le dessus, du liquide. Une fois ceci fait, La masse lactée est transferrée dans les cerceaux (ressemblant, dans le cas de ce kit, à s'y méprendre à des tuyaux en PVC(-U) sciés est percés de trous). Les 5 heures suivantes sont passées à tourner les fromages toutes les heures, afin de laisser la gravité les tasser, et évacuer le surplus de liquide restant.

Laissés à l'air libre une nuit puis salés, les fromages, qui ont maintenant une forme bien reconnaissable, sont ensuite conservés entre 5 et 10°C pendant une semaine, avant d'être empaquetés (pour le camembert) et laissés à maturer (un mois, main trois à quatre pour les roquefort et bleu). 7 litres de lait donnent quatre camemberts de 250g, ou trois bleus du même ordre.

Un camembert fait maison

J'ai tenté un de chaque pour l'instant. Le camembert avait définitivement une apparence de succès, et rentrait bien chez sa maman comme il fallait, mais manquait malheureusement de goût. Surement un manque de sel. Le bleu, lui, ne paie pas de mine, et arbore une odeur plutôt piétonne mais, une fois la croûte, qui possède un goût un poil trop fort, enlevée, il a clairement un goût de succès ! J'ai un second groupe de quatres camemberts en court, à voir dans quelques semaines si j'ai eu la main moins timide pour le sel.

Pour faire d'une pierre deux coups, le désinfectant fourni dans ce kit est aussi très pratique pour la bière.

Bière

Faire de la bière est relativement simple, conceptuellement. Il s'agit de faire bouillir tous les ingrédients nécessaires (principalement malts, c.-à-d. des céréales dont la germination à été interrompue, produisant divers sucres, et houblons, pour l'amertume) jusqu'à une sorte de moût. (L'étape d'ébulition est intéressante en ce qu'elle tue pas mal de bactéries, et justifie sa préférence à l'eau, porteuse de maladies, au moyen âge.)

Une fois ce moût refroidi, de la levure est ajoutée. Elle va se charger de casser les sucres provenant des céréales en éthanol et en gaz carbonique. Une semaine est généralement suffisante avant la mise en bouteille, avec un poil plus de sucre pour laisser la levure créer les bulles. Les bouteilles sont prêtes une semaine après, mais elles s'améliorent avec le temps. Selon la température ambiante, diverses bières sont faisables, plutôt ales en été (fermentation autour de 22°C) et lagers en hiver (autour de 10°C).

En fait, toute l'étape de boullie est en général évitée avec les kits disponibles dans le commerce. En effet, il contiennent le moût, réduit, et presque prêt à l'usage. C'est tellement simple que c'en est presque décevant : mettre le réduit dans un fermenteur (un baril étanche avec un robinet en bas et un bulleur en haut pour évacuer le CO2 sans rien laisser rentrer), ajouter des sucres, ajouter une vingtaine de litres d'eau, fermer, attendre. D'aucuns diraient que c'est tricher, mais c'est un bon début pour se faire la main au processus (et en terme de triche, les alcools fort sont dignes de la prohibition, distillant de l'alcool presque pur, puis rajoutant du goût ; mais encore une fois, l'idée est aussi de faire sa propre consommation, pas celle de ses petits-enfants).

Une bière faite maison

En 14 brassins (d'environ 20L chacun) depuis l'an dernier, j'ai pu bien prendre la technique en main, et le tout est maintenant relativement efficace. Les premières bières étaient déjà buvables, mais les dernières ont plusieurs fois été qualifiées de « meilleures que certaines achetées au pub ». Il faut dire qu'en plus de ma technique, j'ai aussi amélioré mon équipement et mes ingrédients, prenant tout ça dans mon Homebrew shop local, What's Brewing. Cependant, je n'ai pas encore tenté la procédure complète.

Suivant une technique quasiment identique, j'ai aussi tenté de faire une dizaine de litres d'hydromel, mais une erreur dans la levure choisie (Champagne) l'a rendu trop fort et trop amer. Certaines bouteilles restent buvables, mais je prévois une nouvelle tentative bientôt, avec des levures à bière. Tout n'est pas perdu avec cette levure à Champagne cependant, étant donné qu'il semble faisable d'obtenir un cidre décent à partir de jus de pommes.

Potager

Un potager dans un coin

De manière moins exotique, j'ai aussi construit un bac dans le jardin. Une fois rempli de terre (environ 400L !), divers légumes (tomates, carottes, navets, radis, etc.) y ont été plantés. Tristement, comparé à la luxuriance de la végétation, la récolte s'est avérée limitée (une seule tomate cueillie à temps, une carotte miniature et un radis). La nouvelle saison arrivant, j'ai cependant réussi à faire germer des graines gardées de tomates mangées en salades, et autres poivrons. À voir également, en espérant que la récolte soit plus grosse (aller, deux de chaque, cette fois !).

Reste

Une belle miche

Outre tout ça, je me suis aussi fait la main au pain et ai récemment tenté un galette à la frangipane. Cette dernière était passable, mais définitivement sur la bonne voie.

Finalement, je m'approche coûte que coûte de faire un repas vraiment entièrement fait maison ! Le saucisson, et autres saucisses, étant clairement le dernier élément indispensable du lot, sont en haut de ma liste.


Sun Oct 28 08:17:14 CET 2012 | Catégories : (avec images), Civilisation, Maison | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée

Surf à Manly

Bien qu'à relative proximité, est réputé pour ses plages, je n'avais jamais créé de motivation suffisante pour aller à Manly ni non plus eu l'occasion de faire du surf. À la suite d'une soirée réunissant collègues et amis, certains déjà aficionados de la planche, où des plans se sont initiés, ils se sont vus continués et finalement réalisés en une journée de surf et de tuba, à Manly, un dimanche de Mars. Par chance, et malgré quelques nuages de mauvaise augure, le temps et les vagues se sont avérés parfait pour un début.

Manly se trouve au Nord de la baie de Sydney, à l'extrémité Sud de la péninsule. Relativement peu pratique d'accès, soit par des routes relativement tortueuses ou par ferries soumis aux conditions de temps (dans les deux sens du terme), ce quartier attire pourtant beaucoup d'habitants, en raison de sa proximité des plages, prêts à grandement allonger leur temps de journalier de commutation pour cet avantage. À l'instar de celle de Bondi (“bon-daille”), elles sont aussi très indiquées pour le surf, avec une configuration créant de belles vagues venant se casser gentiment sur le sable.

La plage de Manly

Le plan était donc de se rejoindre le matin à l'aube (soit 9h30, soit finalement 10h30) sur la plage principale pour une matinée de surf, puis de se diriger vers la plus petite plage de Shelly Beach, au Sud, pour y utiliser les barbecues avant d'aller nager dans ses eaux pour y observer la faune aquatique. Mais les choses s'étant faites dans l'ordre, il a d'abord fallu obtenir une planche. Fort heureusement, des organismes de locations sont présents directement sur la plage, proposant une heure pour quelques $15, et deux pour $10 de plus. Les planches à dispositions sont longues (long boards) et en une matière proche, semble-t-il d'une polystirène condensé. Plus particulièrement, elles ont été décrites par un des aficionados mentionnés ci-dessus comme étant des « bâteaux », eut égard à leur stabilité. Effectivement, elles sont stables.

Après une rapide explication, et quelques répétitions, sur le sable quant à comment se placer sur la planche dans l'attente d'une vague, comment se préparer à la prendre et, surtout, comment se mettre debout une fois la planche entraînée par la houle, tout le monde est allé à l'eau. Dans les grandes lignes, surfer consiste donc à “pédaler” (des mouvements de bras similaires au crawl, mais sans les pieds, qui sont à l'arrière de la planche), alongé sur la planche, pour aller à bonne distance de la plage, se tourner dans sa direction, et attendre la vague. C'est la charactéristique d'un bon surfeur que de savoir faire cette distinction cruciale. Quand la vague est identifiée, et en train d'arriver, il faut commencer à pédaler, cette fois vers la plage, afin de réduire la différence de vitesse entre la vague arrivant et la planche. Si cela a été fait correctement, quand la vague arrive, elle entraîne la planche avec elle (ou la laisse misérablement derrière dans le cas contraire). Peu après, une différence sensible dans la stabilité de la planche se fait sentir, et c'est à ce moment là, et pas avant, juste quand la vague arrive, qu'il est alors possible de se lever. Et effectivement, en moins de deux heures, un débutant muni d'un de ces « bâteaux » peu avoir l'occasion de se lever à plusieurs reprises. Il faut cependant éviter de gesticuler et de secouer, de joie, ses bras dans tous les sens une fois ceci fait, car cela impacte beaucoup l'équilibre dudit débutant. Je n'ai réalisé ce détail que trop tardivement pour cette session, mais il y en aura surement d'autres.

Une fois bien épuisés par le surf, nous nous sommes dirigés vers Shelly Beach, juste à côté, afin d'y utiliser ses barbecues pour préparer une pitance bien méritée, et nécessaire. Malheureusement, beaucoup de gens avaient eu cette même idée, et il y avait un temps d'attente non négligeable pour l'accès à ces infrastructures. Suffisant pour que certaine, bien avisée, aille “tuber” non pas après, mais avant le déjeuner. Ce dernier ayant tardé, et la bonne fatigue du matin ne s'étant qu'accentuée, je ne suis finalement pas aller nager, mais j'entends dire que la faune était un peu décevante, en comparaison à Clovelly ou Little Bay, déjà mentionnées ici, voire même à la plage de Manly elle même, du côté Sud, surement en raison de son aspect plus rocheux.

Dans tous les cas, il va falloir que je trouve une planche de surf pas trop chère, je crains...

Nota : Cet article a été antidaté pour s'insérer correctement dans le flux des évènements.


Sun Mar 26 22:33:03 CEST 2012 | Catégories : (avec images), Sydney, Civilisation, Nature | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée

Ça, c'est (finalement) fait

D'abord un résumé rapide des évènements ayant mené jusqu'ici.

  • Septembre 2007 : inscription en thèse aux Mines, et en cotutelle à l'UNSW ; demande du visa (dépendant de l'inscription)
  • 22 janvier 2008 : arrivée à Sydney, début effectif du travail de thèse à Nicta
  • Juin 2009: travail à l'Inria, à Rocquencourt
  • Janvier 2010: retour à Sydney
  • 15 septembre 2011: soumission du manuscrit
  • 14 décembre 2011: soutenance à l'école des Mines, obtention du diplôme français
  • 13 mars 2012: cérémonie de remise des diplômes à l'UNSW

Soit 4 ans et demi officiellement de bout en bout, dont 4 mois d'attente de documents, visa et autres billets d'avion, et deux fois trois mois entre la soumission et les diverses conclusions (ce qui devient long) ou trois ans et demi de travail.

Mais c'est finalement fait, et c'est l'occasion de jeter un œil aux différences d'évaluation entre les deux pays, et de participer à une cérémonie anglo-saxonne.

En France, une thèse est évaluée par deux rapporteurs du domaine qui donnent leur avis quant à l'autorisation du candidat à la soutenir. La soutenance se fait devant un jury composé des directeurs de thèse, des rapporteurs, et quelques autres invités, dont un président. C'est ce jury qui, après questions et délibérations, accorde le diplôme (si tout se passe bien).

Par opposition, en Australie, il n'y a pas de soutenance. Pour contrebalancer cette absence dans l'évaluation, un rapporteur de plus est nécessaire. Basé sur leur rapports, le manuscrit est remanié dans une version définitive. Quand cette version est acceptée officiellement par l'école doctorale la date pour le décernement du diplôme est fixée à une des prochaines cérémonies.

Moi, dans un costume de doctorant

La cérémonie elle même est très scénarisée. Les graduands devant arriver en avance pour récupérer leur costume et se voir exposer les instructions pour que tout se déroule sans accro. Les étudiants en Bachelor et Master ont le classique chapeau plat rendu célèbre par des décennies d'exposition à de la culture télévisée américaine. Les docteurs, cependant, ont droit à un « bonnet », sorte de chapeau mou, mais dont le bord est, et cela devient rapidement important, à hauteur normale.

Pour le scénario, c'est assez simple dans les grandes lignes. Les 300 et quelques impétrants (comme d'aucuns diraient) se voient d'abord décerner officiellement leur titre par le vice-chancellier de l'université utilisant la formule adaptée pour tout faire d'un coup. Ensuite, les nouveaux diplômés sont appelés un à un sur le podium, par rangée, afin de récupérer le document officiel des mains du même vice-chancellier. Il est d'usage de remercier ce dernier et de le saluer d'un levé de chapeau, ce qui est rendu un peu difficile dans le cas où le bord est plus haut qu'à l'accoutumée. Ce problème ne se pose donc pas pour les doctorants. Le tout est donc au total un peu plus d'une heure d'applaudissements alternés à chaque nomination, une dizaine de minutes à faire la queue, et deux minutes de passage sur scène. Les docteurs voient aussi le titre de leur dissertation mentionné, après leur nom et, dans mon cas, la mention de la cotutelle (ce qui fait que j'ai occupé le plus de temps de parole de l'annonceur, avec chacun des éléments plus longs que la moyenne).

Et voila. Il ne reste maintenant qu'à continuer à faire la même chose qu'avant, mais en pouvant faire tout un tas de blagues et confondre les observateurs !


Thu Mar 22 14:48:27 CET 2012 | Catégories : (avec images), Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée

Les Blue Mountains, enfin !

Les Blue Mountains sont le massif montagneux environ une heure à l'ouest de Sydney l'encerclant plus ou moins, et maintenant son tissu urbain près de la côte. Ces montagnes font aussi office de barrière climatique, avec des températures et intempéries souvent différentes d'un côté et de l'autre du massif. Enfin, et sourtout, elles sont réputées pour la quantité de balades et autres randonnées qui y sont disponibles.

Wentworth Falls

On se rappelera une épopée jusqu'au grottes de Jenolan afin de voir des ornythorinques dans ces montagnes mais, malgré leur proximité, aucune autre visite ne s'étati déroulée. C'est maintenant corrigé, avec une impromptue randonnée organisée la veille du lendemain, autour de Wentworth Falls, un village nommé en raison des chutes d'eau à proximité. Et c'est justement dans la vallée de ces chutes que les chemins de randonnée abondent.

Plusieurs chemins, plus ou moins difficiles, existent. Celui emprunté par Darwin mène gentiment, et directement, aux chutes éponymes. La suite, à mi-hauteur autour de la vallée est un poil plus difficile en raison des changements d'altitude et malgré la présence de marches (qui parfois rendent la chose moins aisée en raison de leurs irrégularités), mais ne présente pas de réel problème.

La vallée autour des Wentworth Falls (cachées sur la gauche)

Il n'en va pas de même pour une bifurcation décidée au dernier moment. Au lieu de remonter directement en haut de la falaise surplombant la vallée, suivre le chemin, étiquetté comme plus difficile, en direction de Vera Falls a semblé approprié. Loin d'être plus difficile (c'est un euphémisme), ce passage était surtout peu entretenu car fermé. Mais cela n'était pas suffisant pour couper court au détour, et les Vera Falls offrent finalement cadre calme et agréable, au prix de quelques contortions pour passer les obstacles en chemin. Ces dernières n'avaient cependant pas non plus arrêté les autres marcheurs présents.

Au total sept bonnes heures de marches, quatres heures (aller/retour) de train, et un temps parfait pour une bonne journée. Même certaines sangsues ont apprécié le voyage !


Sat Mar 17 07:27:34 CET 2012 | Catégories : (avec images), (avec album photos), Nature | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée

Plages sur la mer de Tasmanie

Un aspect peu abordé ici en comparaison à sa facilité d'accès et son abondance autour de Sydney est la plage. On se rappellera une mention (erronée quant à la mer: il ne s'agit pas du Pacifique, mais bien de la mer de Tasmanie) de Coogee et quelques campings à Pebbly Beach et dans le Queensland, mais c'est à peu près tout. Plus récemment, et à défaut de camping pour cette année, j'ai pu voir quelques plages en plus, plus ou moins loin de Sydney.

Gerringong est une localité environ deux heures au sud de Sydney. Outre ses deux plages, elle est aussi équipée de “mares résiduelles” artificielles faisant office de piscine (tidal pool). Il est ainsi possible de se baigner sans s'inquiéter de grosses bêtes et autres courants marins. L'eau y est cependant un peu froide en début d'été.

Une autre piscine similaire, mais bien plus proche de Sydney, est celle de plage de Maroubra, juste dans au sud-est de l'agglomération. Sa proximité d'une plage “normale” et de la ville la rende aussi plus fréquentée. Mais quelques semaines après Gerringong n'ont pas suffit à rendre l'eau beaucoup plus chaude.

D'un autre genre, non loin de la précédente, se trouve la Baie de Clovelly. La plage est malheureusement un peu trop bétonnée à mon goût, mais les rochers en bout de la baie permettent de casser las vagues les plus violentes, et en font une destination de prédilection pour les nageurs. Une bonne faune aquatique a aussi établi son habitat au fond de la baie, et y attire pas mal de visiteurs dotés de masques et tubas (snorkelling) l'explorant en quête d'observation de ses types d'habitants connus.

La plage de Little Bay est aussi réputée pour le snorkelling, quoique pas autant que Clovelly, et un peu plus au sud. Elle est cependant bien plus agréable que cette dernière, avec du vrai sable et une entrée moins abrupte dans l'eau. Étant un peu plus au sud que Maroubra et Clovelly, elle est aussi moins fréquentée, ce qui la rend d'autant plus attrayante.

La plage de Little Bay

Sun Mar 11 09:31:51 CET 2012 | Catégories : (avec images), (avec album photos), Sydney, Nature | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée

Exceptionnel : Mises à jour !

Tout vient à point à qui sait attendre et, justement, après l'accumulation de presqu'un an de retard, ce blog est finalement à jour. Cela implique principalement les entrées concernant le voyage le long de la Great Ocean Road, et les photos afférentes.

Sur d'autres thèmes, j'ai soutenu ma thèse à l'École des Mines de Paris, et la jury a semblé satisfait. L'Université des Nouvelles Gales du Sud n'a pas tardé beaucoup plus pour décider de m'accepter pour leur partie du diplôme, et me voila donc à la tête, au moins sur le papier, d'un double doctorat. La remise du diplôme australien aura lieu début Mars. Plus à ce sujet bientôt, donc.

Depuis, je suis donc passé d'étudiant à chercheur, toujours dans le même labo à Nicta, et je travaille à rendre mes travaux de thèse utilisables dans le Vrai Monde™.


Sun Jan 29 08:31:27 CET 2012 | Catégories : Civilisation, Labo, Méta | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée

La saison de la moustache a réouvert

Il fait froid.


Wed Nov 2 00:58:05 CET 2011 | Catégories : Civilisation | Lien permanent | Commentaires : par courriel, par messagerie instantanée